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Condensés des cours de philo
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Señorita
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Message Posté le : Sam 7 Juin - 17:03 (2008)    Sujet du message : Condensés des cours de philo Répondre en citant

Voici à peu près tout ce qu'il faut retenir en philo.

En bleu, les thèses de philosophes, en violet le cours de la prof et en rouge les sujets.


Langage et vérité
 


I. Le langage est-il l’instrument d’une manipulation de l’opinion ?

- La persuasion éloigne de la vérité, trompe l’âme. On adhère à la réalité que présente un discours persuasif, on ne sait plus distinguer le vrai du faux. Le discours permet d’avoir un pouvoir sur autrui.


- Thèse de Gorgias : l’art oratoire est pour celui qui l’exerce un pouvoir de contrainte capable de tromper l’autre en substituant l’illusion à la réalité => violence morale coercitive sur autrui. Problème : toute personne séduite par émouvants discours n’est plus maîtresse de sa volonté et de sa liberté ?

- Hobbes : deux sortes d’éloquence, une logique qui amène le dialogue et l’entente rationnelle, raisonnable et puis la rhétorique. La rhétorique peut être sophistique (efficacité politique du discours) ou « fanatisante » (dimension passionnelle du persuadeur et des persuadés) qui amène la domination politique. La logique part de principes rationnels tandis que la rhétorique s’enracine dans le sentimentalisme, les passions.


- Philosophie ≠ littérature.

- Pour Socrate, ironie permet dynamiser discours, permet progrès reflesion. Il essaie de mettre l’autre en contradiction. Prend comme point de départ l’opinion du partenaire, exige un accord total et lui fait admettre conséquence de sa position. Il l’amène à s’avouer lui-même qu’il ne savait pas ce qu’il croyait savoir ==> maïeutique socratique. Chaque étape discussion doit être dépassé ce qui donne : plan didactique ==> thèse, antithèse, synthèse.


-
Sujet : peut-on penser sans préjugés ?

I. Peu probable que notre pensée soit dépourvue de préjugés.
    1. Sensibilité : on est spontanément influencés par elle. Incités à croire.
    2. Imaginaire porte empreinte imaginaire collectif.
    3. Relai des préjugés : éducation.

II. Homme doté de raison, a la possibilité d’échapper aux préjugés.
    1. Il ne dépend que de l’homme d’examiner ses opinions.
    2. Ex : figures résistance Allemagne nazie. Pas un destin.
    3. Il faut une volonté.

III. Assumer le scandale du préjugé, la prise de conscience.
    1. Pour que le choc de la prise de conscience puisse se faire, il faut du doute.
    2. Descartes met le doute au cœur de sa philosophie.
    3. Sans cesse, on doit être vigilent car le préjugé ne disparaît jamais.

La suite au fur et à mesure de mes révisions.


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Message Posté le : Sam 7 Juin - 17:03 (2008)    Sujet du message : Publicité

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El Caracol
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Message Posté le : Sam 7 Juin - 18:23 (2008)    Sujet du message : Condensés des cours de philo Répondre en citant

Merci Marina ! Smile C'est toujours plus agréable que d'essayer de me relire, surtout quand j'écoutais pas ce que disais la prof, enfin... XD
_________________
J'ai les CROCS !


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Señorita
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Message Posté le : Sam 7 Juin - 18:23 (2008)    Sujet du message : Condensés des cours de philo Répondre en citant

Le sujet : la conscience
 


I. La conscience est-elle une réalité première et fondamentale ?

- Conscience vient du latin cum scientia ==> avec savoir, avec science. Conscience ≠ inconscience (ce qui est privé de conscience). Etre conscience c’est être un esprit présent à lui-même à travers toutes ses activités et opérations. Etre conscient c’est sentir, percevoir, imaginer, agir mais aussi savoir que l’on sent, que l’on perçoit, que l’on imagine, que l’on pense, et que l’on agit. Ce n’est pas seulement être, c’est savoir que l’on est. Propre de l’homme : sa spécificité, son essence, sa nature.

- Ce qui distingue bébé de l’animal : sa perfectibilité. Perfectibilité = capacité de passer de la perception de soi à la conscience de soi. Conscience c’est la possibilité pour l’homme de prendre quelque chose pour objet de connaissance. Monde susceptible d’être compris, changé, jugé par l’homme. Contenu conscience évolue, dimension temporelle de la conscience.


1. Les degrés de conscience.

- Conscience spontanée ou immédiate. Nous sommes spontanément présents au monde et nous en avons spontanément conscience. Perception de l’objet est inséparable du « moi percevant l’objet ». C’est la conscience que j’ai des choses qui les font exister. Conscience spontanée = conscience simple = conscience de l’enfant = conscience émotions, perceptions. Chez l’adulte conscience immédiate correspond à conscience affective. Elle constate ce qui est senti, ressenti, imaginé etc… mais ne l’explique pas. Cette conscience est confuse et peut engendrer erreurs et illusions. Elle est inévitable et nécessaire, mais limitée et insuffisante.

- Conscience réfléchie. On prend conscience de soi comme ayant conscience de quelque chose. Je réfléchis sur mes contenus de conscience, mes opinions.. Demande un effort, pas spontanée, nécessaire volonté. Propre de l’homme.

- Conscience philosophique. Elle suppose et dépasse conscience spontanée et conscience réfléchie en les prenant pour objet de connaissance.


- Hegel : l’homme prend conscience de sa spécificité en prenant conscience de son intériorité, et l’aptitude de sa pensée à effectuer un retour sur soi. Prendre conscience de soi c’est aussi agir sur le monde extérieur pour le comprendre, le modifier.

2. Etre conscient est-ce se libérer de la nature ?

- Perfectibilité (Rousseau). Ce qui sépare l’homme de l’animal c’est la faculté de se perfectionner (c’est-à-dire la perfectibilité). L’homme peut perdre les facultés qu’il a été amené à développer et devient moins qu’une bête car n’a plus les capacités d’un homme et pas celles des bêtes. C’est grâce/ à cause de cette faculté que l’homme fait des erreurs, a des vices, des vertues.



3. Le cogito, la première certitude ?

- Projet de Descartes : rechercher la vérité. Il pose comme principe qu’il tiendra pour fausse toute connaissance qui lui laissera des raisons de douter. But : voir si en récusant tout ce qu’il savait jusqu’à lors, il trouvera une connaissance certaine qui résiste au doute poussé le plus loin possible, certitude qui servira de fondement à toutes les autres. Veut pouvoir fonder sa philosophie sur quelque chose indubitable. Douter, c’est suspendre son jugement.

- Doute méthodique ≠ doute sceptique. Sceptiques suspendent leur jugement de manière définitive : l’incertitude est une certitude. Ecueil de leur philosophie : leur certitude est qu’il n’y a pas de certitude, paradoxal. Le doute chez Descartes est un moyen de découvrir la vérité.

- Premier objet du doute carthésien se porte sur les sens et sur ce qui est perçu par eux : l’ensemble des choses matérielles. Premier travail : « détacher l’esprit des sens ». Nous avons confiance naïve dans leur témoignage et c’est ce que manifeste l’opinion. Idée du bâton rompu dans l’eau. Quand je donne raison au toucher, c’est l’entendement qui corrige l’erreur de la vue. Des fois, on donne raison à un sens, on se précipite, on reste dans la croyance spontanée. Plus de doute, la volonté de savoir précède l’entendement. Le doute inaugure la reflexion. Sens peuvent fournir des données contradictoires au sujet d’une même réalité et ils sont donc la source des préjugés (ex de la terre qu’on a cru ronde).

- Deuxième étape du doute : Descartes fait porter le doute sur le monde extérieur. Souvent, images rêves se substitue à la réalité en s’imposant à notre esprit. Qu’est-ce qui nous prouve dans ce cas que monde qui nous apparaît n’est pas un songe ? On ne peut pas se fonder sur le réel puisque c’est une réalité qui peut être trompeuse. Descartes lutte ici contre une tendance naturelle de l’esprit à se contenter du raisonnable alors que nous devons aussi douter de la réalité de l’ensemble des choses matérielles.

- Troisième étape : l’expérience sensible ne nous offre pas une connaissance indubitable. On va se demander si la raison peut nous offrir la première certitude que nous recherchons.L’acceptation des vérités mathématiques suppose que nous avons une pleine confiance en notre raison. Qui sait si notre raison n’est pas trompeuse ? Descartes pousse doute plus loin : peut-être que l’univers est soumis par un Dieu trompeur qui nous ferait croire que les choses sont comme nous les voyons et que les essences mathématiques sont certaines (doute hyberbolique). Idée d’un Dieu trompeur absurde car Dieu est parfait donc existence d’un malin génie qui s’ingénierait à me tromper. Je me tromperais toujours.

- Alors, évidence indéniable. Pensées peut-être toutes fausses, mais il suffit que je doute, donc que je pense quelque chose pour savoir que je sais. JE PENSE DONC JE SUIS. Cette véritié qui s’impose comme claire et indubitable met fin au doute.

- Sujet : Peut-on douter de tout ?

I. Raisons pour lesquelles il est possible de remettre en question nos pensées, nos croyances.
1. Nous avons été enfant avant d’être homme, il est probable que nous ayions des opinions fausses, des croyances et des préjugés.
2. Exemple : structures de notre société manifestent réel sexusle. Représentations archaïques.
3. Cette faculté peut examiner n’importe quel objet.

II. Douter n’est pas tomber dans une incrédulité de principe, un scepticisme sans limites ?
1. Doute peut s’étendre à l’infini, ce qu’on fait sceptiques. Connaître qu’on ne peut pas connaître avec certitude.
2. Nécessaire d’envisager une limite au douter. Doute méthodique.
3. Exemple : la corbeille de fruits.

III. Peut-on sans cesse douter de tout, le doute perpétuel ne paralyse-t-il pas l’action ?
1. Il semble souhaitable de réfléchir avant d’agir.
2. Exemple : voyageur perdu dans la forêt.
3. Le doute ne peut devenir prétexte à l’absence d’engagement, de responsabilité.


4. Le problème de l’union de l’âme et du corps.

Puis-je me connaître comme « substance pensante » ?

- Terme démonstration cogito, on arrive à conclusion : Je pense donc je suis. Je saisis ma propre existence dans l’acte de penser, alors que ma perception sensible est incertaine, que le monde perçu est incertain et que ma raison n’est peut-être pas fiable. Je n’ai pas le droit de m’attribuer autre chose que ma pensée. Descartes fait du sujet une substance pensante tandis qu’existence du corps et du monde reste question en suspens.

- Suffit alors de ne plus être conscient de penser pour ne plus être conscient d’exister. Saisie de soi comme conscience est ici un acte purement intellectuel car conscience prend conscience de soi de manière abstraite, c’est-à-dire indépendamment de tout rapport au sensible. Sujet du cogito n’a besoin d’aucune modalité corporelle pour être.

- Est-il possible de connaître l’âme comme substance ?
Selon Kant, une telle connaissance métaphysique de l’âme est impossible. Le « je » comme conscience pure ne peut pas constituer un objet de connaissance. On ne peut pas connaître la nature métaphysique de l’âme car on ne peut connaître que ce qui apparaît dans le temps et l’espace qui sont conditions de notre perception sensible. On ne peut connaître que du phénomène. Phénomène (ce qui apparaît dans l’espace et le temps ==> objet de connaissance) ≠ noumène (ce qui n’apparaît pas dans le temps et l’espace, métaphysique ==> liberté, Dieu, âme… ==> inconnaissable).

- Toute connaissance débute par l’expérience sensible, les sensations viennent se ranger dans des cadres à priori (= indépendants de l’expérience) que sont l’espace et le temps. Structures spatio-temporelles de mon esprit. Entendement vient coordonner diverses sensations, construire l’objet. Le « je » de « je pense » n’est pas de l’ordre de la sensation selon Kant, il n’est que « la simple forme de la conscience » qui accompagne toutes mes représensations. Je me saisis comme sujet de tous mes états de conscience.

- Le « je » (sujet) est fonction nécessaire de la pensée qui ne me livre pas pour autant la connaissance de moi-même comme substance pensante. Il y a identité et permanence du moi à travers toutes les représentations, même si ces représentations évoluent. Le sujet est pur pouvoir de synthèse, c’est-à-dire qu’il ne peut prendre conscience de lui-même qu’à travers son activité : « je n’ai donc aucune connaissance de moi tel que je suis mais je me connais seulement tel que je m’apparais à moi-même ». J’ai conscience d’avoir une conscience et des états de conscience mais je ne connais pas la nature métahysique de ma conscience.


- En résumé, pour Descartes j’ai l’intuition intellectuelle de moi comme substance pensante, donc je saisis la nature métaphysique de l’âme donc il y a connaissance par évidence de la conscience pure.

- En résumé, pour Kant le moi nouménal est inconnaissable comme tel, ce qui est connaissable c’est le moi empirique c’est-à-dire le moi concret phénoménal qui apparaît dans l’espace et le temps à travers ses opérations et ses actes.

- L’âme est-elle distincte ou unie au corps ?
Descartes a établi existence de Dieu (je suis un être imparfait donc j’ai en moi l’idée du parfait donc Dieu existe). Dieu m’a donné un corps et une âme. Si j’ai un corps c’est qu’il a une raison d’être, une utilité. C’est cette utilité que Descartes s’attache à définir et à comprendre. L’union de l’âme est du corps se manifeste par le sentiment. Le sentiment est une pensée confuse.

- Suis-je logé dans mon corps comme un pilote dans son navire ? Je suis affecté par mon corps qui est à l’origine de certaines sensations comme douleur, faim, soif. Expérience de la sensibilité élimine l’idée de l’esprit « logé » dans le corps. Je suis mon corps, je n’ai pas un corps. Il n’y a pas juxtaposition mais conjonction très étroite de l’âme et du corps ==> mélange : « au point que je compose comme un seul tout avec lui ». L’âme est distincte du corps en ceci qu’ils ne sont pas de même nature. La raison a donc toujours possibilité d’avoir des idées claires et distinctes à force d’attention et de volonté, elle peut se dégager de la confusion du sensible. Toutefois, pensée confuse du sentiment est nécessaire, utile.


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Señorita
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Message Posté le : Dim 8 Juin - 13:42 (2008)    Sujet du message : Condensés des cours de philo Répondre en citant

Le sujet : le désir
 


I. La subjectivité du désir et des passions.

- Il faut distinguer besoin du désir et désir de la volonté. Besoin est exigence naturelle qui a cause physiologique et qui renvoie à l’instinct de conservation. Certains besoins sont générés par civilisation et sont acquis et culturels : ce sont des manques de l’ordre de la frustration. Désir lui surgit lorsque la satisfaction d’une tendance peut être différée. Le désir a pu être défini comme un manque qui engendre un élan vers un objet que l’on se représente par l’imagination comme source de satisfaction. Il peut aussi y avoir positivité du désir, c’est-à-dire que désir exprime accroissement d’être, pas privation. Désir= puissance d’exister.

- Désir peut devenir passionel. On a l’impression de déployer activité exceptionnelle alors qu’on est sous l’emprise de la passion, on est passifs. Désir nourri par l’imagination. Dans l’état de passion, raison se met au service de la passion et passion devient seule volonté. Caractérisée par un désir très violent qui se fixe sur un objet au détriment de tous les autres. L’état de passion, c’est ce qui est commun à toutes les passions quelle que soit la passion. Elle engendre dynamisme affectif qui peut être utile selon l’objet.Peut permettre passionné réaliser grandes choses. Passion est-elle aliénation ?


        1. Quelles sont les caractéristiques de l’aliénation personnelle ?

- Passion devient durable car elle s’accompagne de fantasme qui fixe notre désir sur un objet. Désir passionnel est obsédant et exclusif. Notre désir projette sur l’autre tout notre imaginaire. L’autre n’est pas vu, il est fantasmé. Donc censé combler notre désir, nous apporter le bonheur attendu.

- Désir passionnel engendre perte lucidité : on ne comprend pas qu’un sujet extérieur puisse juger différemment objet de notre passion.  Désir passionnel exclut tout intérêt pour objet autre que celui de la passion : « un seul être vous manque et tout est dépeuplé » a dit Lamartine.

- Libre-arbitre disparaît : désir passionnel tellement puissant qu’il neutralise raison qui pourrait présenter à l’esprit d’autres inclinations comme préférables. Usage de la raison perverti, aliéné. Passion pervertit l’usage de la raison, c’est la « logique des passions ».

- La reflexion rationnelle est rendue impossible quand il s’agit d’émotion car il y a une telle précipitation que cela décontenance l’âme.


        2. Emotion, passion, sentiment : les degrés de l’affection.

- Alain : définit passion en établissant différence conceptuelle entre passion et émotion. L’émotion est réaction quasi-physiologique. L’homme a conscience de ces émotions et il les provoque. Le passage de l’émotion à la passion s’effectue par le travail de l’imagination. La passion est vécue comme fatalité, or on est actif : on cherche à provoque la passion.

- L’homme a constamment des affections qui peuvent être de l’ordre de la sensation, de l’émotion, du désir et de la passion.

- Alain : passion et émotion distinctes l’une de l’autre car degrés d’affections différents. L’émotion inférieure en qualité à la passion, elle-même inférieure au sentiment, mais le degré inférieur précède et rend possible degré supérieur. Émotion naît interaction entre ma sensibilité et monde extérieur. S’accompagne de plaisir ou pas. Mouvement corporel. Passion selon Alain violente, déréglée : sans mesure. Etat d’hybris. Déséquilibre qui peut provoquer plaisirs extrêmes mais pas bonheur. Sentiment est affection plus réfléchie qui exclut pas moments d’émotion ou de passion mais sont dominés, éclairés par réflexion et volonté.

II. Désir passionnel et volonté : le problème.

        1. Phèdre, de Racine.

- Aime Hyppolite, fils de Thésée et d’Antiope. Passion se heurte à l’interdit d’un quasi-inceste. En plus, elle est reine. Elle se reproche cet amour
    « Ce n’est plus une ardeur dans mes veines cachées
       C’est Vénus toute entière à sa proie attachée
       J’ai conçu pour mon crime une juste terreur ;
       J’ai pris la vie en haine et ma flamme en horreur »

- Quand nous n’éprouvons pas de passion, la volonté peut s’opposer au désir passager et ponctuel qui viendrait la distraire de son but. Volonté = force avec laquelle un sujet se maintient dans une tendance qui est pour lui fondamentale. Persévérance dans le choix, fermeté dans la décision. Volonté se règlera sur la fin conçue par la raison et donc, s’opposera au désir perturbateur. Personne sans volonté est personne velléitaire : veut le but mais volonté n’a pas la consistance nécessaire pour l’atteindre.

- Quand on éprouve désir passionnel, il y a « élan » vers objet et cette « tension vers » donne au passionné énergie et dynamisme. Fin poursuivie par désir passionnel dont objet de la passion n’est qu’un support occasionnel c’est le bonheur.

- On s’aperçoit que désir passionnel donne une énergie qui nous tient lieu de volonté. Je n’ai pas d’autre volonté que mon désir.


        2. L’analyse Spinoziste du désir : y’a-t-il positivité du désir ?

- Dans Le Banquet, désir procède manque et tend vers sa satisfaction qui consiste à combler manque.

- Spinoza pose désir comme affirmation positive de soi, effort pour persévérer dans son être. Désir est dynamisme dont la nature est propre à l’homme. L’homme ne peut pas ne pas désirer parce que ne plus désirer ce serait ne plus s’efforcer de persévérer dans son être. Désir est la racine fondamentale de toutes les actions et passions humaines. Désir = puissance d’exister elle-même.


- Problème : désir provient de l’union de l’âme et du corps, il se règle sur une idée confuse. En désirant, l’homme peut croire tendre vers la joie et se tromper : peut rencontrer la souffrance à la place. Le désir pose sa fin, c’est-à-dire qu’il produit la réalité vers laquelle il tend. Les choses ne sont pas désirées parce qu’elles sont bonnes, elles nous paraissent bonnes car nous les désirons.

- Si l’homme veut se libérer des passions, il doit d’abord en reconnaître la positivité et chercher à en comprendre les causes. Le Sage ne s’enferme donc pas dans conflit raison/passions. Il cherche à ce que son âme oriente son effort vers des fins que la raison lui représente comme étant source de joies véritables.


IV. Le désir est-il illimité ?


- Laissé à lui-même, livré à toute-puissance sans limites, le désir est infini, illimité. Il erre d’objet en objet, de plaisir ponctuel en plaisir ponctuel. Il se fixe sur un objet, se satisfait, meurt, renaît, se fixe sur un autre objet et ce à l’infini car le désir est pur effort vers. Il apparaît nécessaire sur un plan moral et politique que l’on fixe des limites au désir, pour autant que ces limites sont légitimes. Autre issue à la puissance du désir Ë la créativité artistique. Le désir peut se sublimer dans des œuvres créatrices.


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Señorita
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Message Posté le : Dim 8 Juin - 15:35 (2008)    Sujet du message : Condensés des cours de philo Répondre en citant

L’insubjectivité du sujet : inconscient
 

- Philosophie classique pas connu problème de l’inconscient. Leibniz premier à affirmer la réalité des pensées non conscientes. Il admet qu’il y a des pensées dont nous n’avons pas conscience et reproche à Descartes de pas l’avoir souligné. Freud qui posera le problème de l’inconscient. On quitte le domaine de la réflexion purement philosophique pour entrer dans domaine de l’observation psycho-pathologique. Interprétation psychanalytique tente de rappeler à la conscience les tendances refoulées qui sont la cause des troubles psychiques et physiques pour que le sujet en soit libéré.  Il doit essayer d’accéder à une connaissance de soi libératrice.

I. Le problème du non-conscient dans la tradition philosophique.


- Leibniz pose problème de la continuité entre les pensées non conscientes (petites perceptions), la pensée consciente non réfléchie (sentiment) et la pensée consciente réfléchie. Nous percevons l’ensemble du bruit de la mer mais nous ne saisissons pas distinctement les éléments qui constituent cet ensemble.


- Pour bien comprendre l’analyse des « petites perceptions », il faut prendre en compte le continuisme et l’infinitisme chez Leibniz. L’âme pense toujours mais elle n’est pas consciente de ce qu’elle pense. On passe par degrés continus des pensées non conscientes aux pensées conscientes non réfléchies à la pensée consciente réfléchie. Une perception globale (le sentiment) est au niveau de notre conscience comme la somme de toutes les infiniment petites perceptions donc nous n’avons pas conscience et qui constitue la perception globale.


II. Peut-on accorder un statut scientifique à l’inconscient ?

        1. Les premiers travaux de Freud : hystérie et hypnose.

- La névrose est affection pathogène où les symptômes sont l’expression symbolique d’un conflit psychique entre l’inconscient et la conscience. Dans névrose hystérique, corps est la scène où se jouent les troubles de l’esprit. Hypnose met en avant le fait que souvenirs infantiles pénibles sont refoulés par des mécanismes de défense.


        2. L’hypothèse de l’inconscient est nécessaire et éclairante.

- Conscience ne recouvre pas tout le psychisme. Remise en question de la souveraineté du sujet qui contrôle ses actes et ses désirs avec hypothèse de l’inconscient. Psychanalyse révèle que le psychisme est divisé en une partie inconsciente e une partie consciente. La partie inconsciente n’est pas connue et n’est pas maîtrisable par la volonté. L’illusion de toue conscience c’est qu’il n’y a rien d’autre au présent que ce dont elle a conscience.

- Ce qui est refoulé continue d’agir et se manifeste indirectement : les rêves et les symptômes psychosomatiques. Preuve évidente : les lapsus, les actes manques.

- Le refoulement est lié au caractère érotique c‘est-à-dire sexuel ou agressif des souvenirs. Ils manifestent l’existence d’une libido (du latin envie, désir) constituée de pulsions sexuelles. Quand il y a refoulement, le sujet cherche à repousser involontairement dans l’inconscient des représentations liées à une pulsion.

- Le « moi » ne se connaît pas ou du moins ne connaît pas tout ce qui se passe dans son esprit.


        3. Oubli et refoulement.

- Bergson : l’oubli est ce qui peut et ce qui doit être chassé de la conscience des évènements qui étaient auparaveant présents parce que leur souvenir n’est pas immédiatement utile à l’action. L’oubli est nécessaire pour vivre au présent.

- Pour Freud, les oublis, les distractions, les erreurs de mémoire qui sont si fréquents dans la vie ordinaire témoignent en faveur du refoulement. Un oubli n’est jamais neutre, il est signifiant. La conscience a intérêt à oublier, à refouler certains souvenirs qui seraient pénibles pour le sujet si réactivés. Le refoulement peut être considéré comme un mécanisme de défense.

- Les rêves ont un contenu manifeste constitué par les images du rêve même si ces images peuvent paraître incompréhensibles à cause des résistances du malade. Il faut interpréter le sens caché, le contenu latent du rêve.


        4. La notion de libido dans son rapport au complexe d’Œdipe.

- Conflits peuvent se former dès les premières années de l’enfance et ils ont leur source dans le développement de la sexualité enfantine et dans l’histoire affective du sujet. L’enfant a dès les premiers mois de sa vie que les seuls principes du plaisir. Il n’agit que pour satisfaire désirs immédiats. Manifeste l’existence d’une libido.

- Premiers objets d’amour de l’enfant sont ses parents ou ce qui en tient lieu, ce qui amène Freud à théoriser le complexe d’Œdipe qui est vécu par l’enfant entre 3 et 5 ans. Désir de mort envers le rival qui est la personne du même sexe (ou sexe opposé si homosexualité) et désir sexuel pour la personne de sexe opposé (ou du même sexe si hétérosexualité). Cette structure triangulaire va engendrer la préférence sexuelle. Rôle fondamental dans la construction de la personnalité et l’orientation du désir humain.


        5. Structure de notre appareil psychique.

- Deux topiques. Première topique distingue trois phénomènes psychiques : le préconscient, la conscience et l’inconscient. Deuxième topique distingue le moi, le ça et le surmoi.

- Le ça est la forme primitive de l’appareil psychique. Lieu des tendances, des pulsions, des désirs sexuels et agressifs. Pôle pulsionnel de la personnalité.  Les contenus du ça sont inconscients, sont atemporels, ils tournent le dos aux principes de réalité. Le ça est dynamique, c’est une force active et peut entrer en conflit avec moi et surmoi.

- Le surmoi a un rôle de censure à l’égard du moi. Le sujet est constitué par l’intériorisation des normes, des interdits qui sont véhiculés par l’éducation et qui sont issus du molèe parental et de la société. Le surmoi est l’héritier du complexe d’Œdipe. La fonction du surmoi vise à interdire l’accomplissement et la prise de conscience des désirs.
- Le moi est le seul qui constitue la conscience comme unité synthétique, c’est la faculté de prévision, d’adaptation objective au monde extérieur. Charge d’ajuster ses désirs à la réalité.


        6. La notion de sublimation.

- Notion de sublimation pour caractériser certaines activités humaines qui paraissent sans rapport avec la sexualité mais dont le recours résiderait dans la force de la pulsion sexuelle. Activités comme activité artistique, recherche intellectuelle et sport de haut niveau sont soutenues par un désir qui ne vise pas de façon manifeste un but sexuel. Il y a transformation des pulsions. La pulsion est sublimée c’est-à-dire qu’elle est dérivée vers un nouveau but non sexuel et qu’elle vise des objets socialement valorisés.

- Freud affirme que la tâche de la psychanalyse est d’aider le sujet à se constituer en prennant conscience des contenus de son inconscient afin de s’en libérer.


        7. L’inconscient est-il un animal redoutable ?

- On ne peut recourir à la notion d’inconscient comme à une excuse qui nous déresponsabiliserait. Il n’y a que la psychose qui puisse expliquer et non pas justifier l’irresponsabilité d’un individu. On ne peut pas remettre en question la découverte freudienne de l’inconscient, on  ne peut pas nier la consistance de l’inconscient, son rôle dans l’édification du désir et de la personnalité psychique mais l’inconscient n’est pas un destin.

- On ne peut pas considérer que la conscience recoupe tout le psychisme mais on ne peut pas non plus considérés que nous sommes entièrement déterminés par l’inconscient.


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Señorita
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Message Posté le : Dim 8 Juin - 19:53 (2008)    Sujet du message : Condensés des cours de philo Répondre en citant

Le sujet : l’intersubjectivité (autrui)
 

- Etymologiquement, vient du latin « alteri huic » Ë les autres (le on indifférencié), le prochain (l’humanité). L’homme vit tout d’abord et principalement dans les autres, parmi les autres et non en lui-même. Notre appréhension d’autrui est avant tout celle d’une collectivité indifférenciée ou celle d’une humanité au sein desquels je prends conscience de moi comme individu particulier ou comme personne humaine. L’autre est ce qui s’oppose à moi, c’est-à-dire ce qui est placé face à moi, ce qui s’offre moi tel un objet exérieur.Ce qui me heurte c’est le fossé qui sépare les consciences.Nous cherchons à combler ce fossé. J’essaie de rencontrer l’autre, de le connaître. L’autre est à la fois proche et lointain, il est mon alter-ego, c’est-à-dire un autre moi. Il est aussi comme moi, un « moi ».


I. Puis-je connaître autrui ?

- Malebranche : premier obstacle connaissance de l’autre : je ne suis pas l’autre. Il y a un fossé qui sépare nos consciences. Comme il y a différences, nous émettons l’hypothèse que les âmes des autres hommes sont de « même espèce que la nôtre ». On conjecture souvent, bien que cela soit faux que l’autre est analogue à moi-même, qu’il est un autre moi-même. Or l’autre possède bien une raison et des penchants semblables aux miens, mais cela ne signifie pas que ses contenus de pensées soient identiques aux miens.

- L’homme n’étant pas être de pur raison, dualité âme/corps engendre en lui sentiments qui lui sont propres et qui ne sont pas forcément analogues à ceux que peuvent ressentir d’autres que lui. Les sentiments sont subjectifs, c’est-à-dire relatifs à celui qui les éprouve. Je ne peux connaître de façon certaine parce que rationnelle que les caractéristiques propres au genre humain. Intersubjectivité est donc bien souvent conflictuelle.

II. Le conflit des consciences.

- Dialectique domination/servitude. Pour Hegel, le fait premier est l’opposition des consciences. L’opposition est un face-à-face avant d’être un conflit.

        1. La certitude subjective de soi.

- C’est en tant que désir que se manifeste le moi de l’homme. Le désir est ce qui pousse tout homme à agir. Toute action tend à satisfaire un désir et ne le peut que pas la transformation de l’objet désiré. Ce qui est nié c’est la réalité de l’objet désiré en tant qu’il existe indépendamment de moi. On veut détruire son existence propre, on veut que l’objet existe pour soi.

- A l’origine, pour que l’homme soit vraiment humain, il a fallu que son désir humain l’emporte en lui sur son besoin animal, c’est-à-dire sur son instinct de conservation. Ce n’est qu’en s’affranchissant de cet instinct que l’homme est parvenu à dominer la nature en lui-même comme il domine la nature hors de lui-même.  Parler de l’origine de la conscience de soi,c ‘est parler du fait que l’homme seul a été capable d’orienter sa vie vers des buts non vitaux.  Il ne suffit pas à la conscience de soi d’avoir la certitude subjective de soi, il faut qu’elle parvienne à s’imposer, à se faire reconnaître comme conscience de soi par une autre conscience. La conscience de soi ne se pose qu’en s’opposant à une autre conscience. S’engage alors entre les consciences une lutte à mort pour la reconnaissance de soi en tant que conscience.

        2. La lutte pour la reconnaissance.

- L’homme n’est humain que dans la mesure où il désire et parvient à se faire reconnaître comme conscience par une autre conscience. C’est de cette dernière que dépend sa valeur et sa réalité propre. C’est dans l’autre que se condense le sens de l’existence. La conscience désire abolir sa dépendance à l’égard de l’autre. Or, chacun des deux consciences éprouve le même désir.

- La conscience de soi doit parvenir à s’approprier le désir de l’autre, donc faire en sorte que l’autre abandonne son désir d’être reconnu comme conscience pour désirer reconnaître librement la conscience victorieuse comme conscience. Rapport de force, de pouvoir. L’homme est prêt à risquer sa vie pour la reconnaissance de soi comme conscience. Il faut que la conscience opposée soit supprimée dialectiquement, c’est-à-dire supprimée en tant qu’elle s’oppose à ma conscience. Il ne sert à rien de tuer l’adversaire dans la lutte, on doit lui laisser la vie et la conscience, en un mot, on doit l’asservir. A la fin, une des deux consciences renonce à être reconnu comme conscience, elle abandonne son désir pour satisfaire celui de l’autre par peur de mourir. On peut parler alors de relation domination/servitude.

        3. Le renversement dialectique : le travail.

- Le dominant est sujet absolu et le dominé est pur objet. Cas particulier de la relation maître/esclave. L’esclave doit travailler pour le maître, le maître peut lire dans le regard soumis de l’esclave la reconnaissance de son pouvoir. L’espoir n’est plus qu’un instrument au service d’un vainqueur.

- Cette situation qui est aliénation va se transformer dialectiquement parce que la position du maître recèle contradiction interne. Le maître en effet se définit par sa relation à l’esclave. Il vit du travail de l’esclave donc il en dépend. En ce sens, le maître est l’esclave de l’esclave et inversement.

- L’esclave va entreprendre une libération. Il travaille et modifie la nature en lui donnant la forme de son activité. Il apparaît alors une supériorité cachée de l’esclave pour le maître, car l’esclave va reconquérir par sa lutte contre la matière la dignité humaine qu’il avait perdu. C’est cette valeur libératrice du travail que Marx mettra au cœur de sa théorie politique.


        4. L’analyse sartrienne du regard.

- Sartre intègre la perspective hégélienne dans sa philosophie existentialiste. Sartre insiste sur idée que chaque conscience est une liberté qui rêve d’être absolue et qui veut transformer une chose positive en soi : la liberté d’autrui. Le fait qu’autrui regarde la même portion d’univers que moi est une manière de me le dérober parce que je ne suis plus centre de référence absolu, je chute hors de moi-même. Le face-à-face des consciences inaugure un conflit entre 2 subjectivités qui sont 2 libertés.

- Le regard d’autrui lorsqu’il se porte sur moi tend à me figer, à me pétrifier. L’autre me saisit de l’extérieur tel que je lui apparais. Le regard d’autrui me dérobe une partie de moi-même qui m’échappe. Chez Sartre, la liberté de l’autre est dénoncée comme celle d’un sujet rival. L’Autre est pure altérité, différence irréductible. J’existe pour un autre que moi, j’apparais à cet autre et la manière qu’a l’autre de me percevoir m’atteint au cœur de ma liberté.

- L’autre me pétrifie dans l’apparence première et me refuse la possibilité d’être autre chose. Or, être libre c’est jouir d’une multitude de possibilités. Parce qu’autrui peut porter sur moi un jugement, il dépasse, transcende ma liberté qui est ma propre transcendance. Il n’y a pas de liberté sans possibilités. Les possibilités sont les conditions même de ma liberté, de ma « transcendance », c’est-à-dire de la faculté que j’ai de poser en actes ma liberté de faire advenir du sens dans mon existence. Le regard d’autrui c’est « ma transcendance transcendée » : ma liberté est dépassée par celle d’autrui. Pour Sartre autrui représente « le choc d’un liberté », d’une liberté adverse qui me menace.

- Tout ceci me renvoie à la liberté comme contingence, à notre facticité. La facticité caractérise ce qui existe de façon purement contingente sans raison ni justification. Or, selon Sartre, mon existence elle-même est contingente : « je suis tombé dans le monde sans savoir pourquoi ». Ma transcendance c’est ma liberté. La transcendance est capacité intentionnelle de tendre vers quelque chose qui n’est pas encore, capacité de s’actualiser, de se dépasser. Or autrui veut menacer ma liberté, je suis arraché à moi-même par le regard qu’autrui porte sur moi.

- Principe de dialectique infernale de Huis-clos. L’enfer est terriblement terrestre. Pour Sartre, la communication entre les consciences est en fin de compte vouée à l’échec et cela englobe sa conception de l’amour. Pour Sartre, la joie de l’amour c’est de se sentir justifié d’exister. La merveille que réaliserait l’amour s’il pouvait réussir, ce serait de nous soustraire à cette contingence radicale qui est le propre de la Nausée. Problème : cet idéal est hors d’atteinte. Ce que nous désirons c’est l’appropriation d’une liberté qui nous échappe. Dans une relation amoureuse, cela aboutit inévitablement à tuer l’amour.

- Il faut se libérer de la puissance obturatrice du moi pour rencontrer l’autre en tant qu’autre.


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Message Posté le : Dim 8 Juin - 19:55 (2008)    Sujet du message : Condensés des cours de philo Répondre en citant

Le sujet : la dimension morale
 


- Il y aurait en chacun des valeurs morales universelles que l’on transgresse ou non. Il n’y a pas de lois morales universelles, il n’y a que des normes qui sont transmises par l’éducation et qui sont relatives à une époque donnée, à une société donnée : il n’y aurait pas de morale établie. Remords = sentiment de douleur morale qui s’impose à nous face à la conscience qu’on aurait du et pu agir autrement. Conscience morale = propriété qu’a l’esprit humain de porter des jugements de valeur sur ses intentions, ses actes et ceux d’autrui.  Le jugement énonce une norme, une loi morale qui peut être ressaisie dans une formule, une maxime qui exprime de manière impérieuse ce qui doit être : « tu ne tueras point ».

I. Analyse d’un texte de Victor Hugo.


- Ce qui détermine jugement de JV est ce qu’on appelle un impératif hypothétique « si.. alors ». Ce n’est qu’un simple moyen, un conseil de prudence ou d’habileté compatible avec l’intérêt immédiat du sujet. Adapter les moyens à la fin visée : être efficace empiriquement. Volonté se règle sur un enseignement issu de l’expérience et non sur une loi valable pour tout être raisonnable c’est-à-dire loi universelle et inconditionnelle. JV fuit sa conscience et ne vise que son bonheur.
 
- Bonheur = ensemble des fins sensibles et matérielles qui m’apportent du bien-être.  Représentations du bonheur varient d’un individu à un autre : elles peuvent s’opposer et générer des conflit. Tout homme peut et doit rechercher le bonheur (Spinoza) pour son épanouissement, pour accroître sa vie parce qu’il n’est pas pur esprit. Doit limiter cette recherche à ce qui n’est pas préjudiciable à autrui.

- Repentir est une vertu (volonté sui se tourne vers le bien) qui doit être distinguée du regret (désir que l’acte commis ait été différent mais cela n’implique pas un blâme moral) et du remords. Remords manifeste selon Kant la présence en chacun de la loi morale. Le devoir est contraignant, c’est une obligation morale intérieure par opposition au devoir civique qui est extérieur à ma volonté. Volonté sainte serait volonté où il y aurait un accord immédiat entre le vouloir et la loi morale. Le devoir se manifeste car il y a une distance entre la volonté et la loi morale. Cette distance est creusée par l’intérêt immédiat.

- Pour qu’un acte soit moral, il faut donc que soit exclu de la volonté tous les mobiles sensibles et matériels qui pourraient la déterminer. Pour qu’une action soit morale, il faut que son motif ne soit pas l’intérêt. Il faut pouvoir élever la maxime de son action au rang de loi universelle. 

- La loi morale n’est pas un fait (donnée observable de l’expérience) empirique car la plupart du temps c’est l’intérêt qui l’emporte. Ce n’est pas un fait de démonstration. C’est un fait de la raison parce qu’elle s’impose d’elle-même à ma conscience à priori, c’est-à-dire indépendamment de l’expérience. La volonté peut et doit se soumettre d’elle-même et cette soumission est un acte de liberté. C’est la liberté par excellence car la volonté n’obéit qu’à la loi universelle qu’elle se donne à elle-même librement : c’est l’autonomie. Une volonté poussée à agir par ses inclinations, ses intérêts, ses mobiles sensibles (impératifs hypothétiques) est une volonté hétéronome.


II. Peut-on concilier devoir moral et bonheur ?

- On peut concevoir le bonheur comme « le souverain bien ». C’est cette fin suprême vers laquelle tout le monde doit tendre et cela suppose une distinction entre plaisir et bonheur. Une vie heureuse ce serait une vie où raison et vertu seraient mis en œuvre. Il faut dissocier bonheur et vertu. On peut être heureux sans être vertueux et être vertueux tout en étant malheureux. L’action morale ne rend pas nécessairement les hommes heureux même si elle les rend dignes de l’être.

- L’action morale est effectuée par devoir, par obligation morale intérieure et le devoir est contraignant. Le devoir moral est exigeant car il ne suffit pas que la volonté agisse conformément au devoir pour agir par devoir. La valeur morale de l’action provient du principe en vertu duquel la volonté accomplit l’action. Ce principe ne doit jamais être une fin sensible ou matérielle mais la nécessité intérieure de respecter la loi morale.

- Impératifs catégoriques de la loi morale : agis toujours de telle sorte que tu puisses vouloir que la maxime de ton action soit érigée en loi universelle, traite l’humanité en toi-même comme en autrui toujours comme une fin jamais comme un moyen, agis en te considérant comme sujet et souverain d’un royaume des fins.

- Philosophie morale de Kant est une éthique car c’est une philosophie des fins.


III. Dans quelle mesure peut-on considérer que la connaissance du bien est présente en tout homme ?

3 dispositions naturelles qui caractérisent l’homme :

- Une disposition de l’homme à l’animalité. Il s’agit de l’instinct de conservation, de l’amour de soi au sens physique.

- Une disposition contradictoire à l’humanité en tant qu’être vivant et raisonnable. Le sujet essaie de se ménager une valeur dans l’opinion d’autrui et le désir d’être à égalité avec autrui dégénère souvent en jalousie, rivalité, hostilité. La raison est obligée de concevoir ce qui nous protège les uns des autres en société.

- Une disposition en tant qu’être raisonnable apte à la responsabilité.

3 degrés du penchant au mal :

- La fragilité. Lorsque j’ai la volonté de faire le bien mais l’accomplissement ne s’effectue pas : « je veux le bien que je ne fais pas et je fais le mal que je ne veux pas » St-Paul.

- L’impureté du genre humain. Il y a un acte mais le mobile que ma volonté observe en réalité n’est pas la loi morale mais l’interêt.

La méchanceté c’est la perversité, c’est la manière de penser même qui est pervertie à la racine, c’est pose le mal comme préférable au bien Ë inversement de l’ordre des valeurs morales. C’est le « mal radical » qui n’est pas un mal diabolique car il n’y a pas de mal diabolique chez l’homme.  La raison dépravée pose le mal comme préférable au bien mais le mal atteint la racine sans pour autant extirper totalement le germe de la loi morale.

- Kant conçoit ainsi les choses pour rendre possible l’espérance en l’humain.  S’il n’y a pas de mal diabolique, alors un retour au bien est possible.

 


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Message Posté le : Lun 9 Juin - 15:06 (2008)    Sujet du message : Condensés des cours de philo Répondre en citant

Le sujet : la liberté
 

- Selon conception sommaire et hâtive, la liberté serait l’état de l’être qui peut faire tout ce qu’il désire sans limites et sans contraintes. Etre libre c’est faire tout ce qu’il nous plaît. Important de poser une légitimité de la liberté de désirer. Le désir est liberté parce qu’il est expression de la vie en soi et créateur de possibilité. Si chacun faisait tout ce qu’il désire sans limites ni contraintes, il n’y aurait plus de libertés pour personne ou plus exactement il n’y en aurait que pour le plus fort. Cette définition est une apologie naïve de la liberté qui correspond à un fantasme de toute-puissance illusoire pour le sujet et préjudiciable à autrui.

- Il faut redéfinir la liberté. Etre libre c’est avant tout avoir le choix entre des possibilités différentes, contingentes : il n’y a pas de liberté sans choix, sans exercice du libre-arbitre. Etre libre, c’est choisir une possibilité et mobiliser sa volonté pour exprimer en actes la décision prise. Cela suppose que l’on se constitue responsable du choix effectué, de l’acte et de ses conséquences éventuelles.

- La liberté ne peut se concevoir que dans une existence distincte de tout fatalisme. La fatalité, le destin sont négation de la liberté. Est fatal ce qui arrivera car cela est écrit. Le destin c’est la nécessité absolue, inflexible. L’avenir, le passé et le présent sont irrévocablement inscrits dans le grand libre du destin. Cela suppose une volonté toute-puissante d’essence divine qui aurait conçu tout ce qui doit advenir dans l’Univers.

- Fatalisme ≠ déterminisme. Fatalisme ==> les causes les plus diverses peuvent produire les mêmes effets, quelles que soient les conditions, l’effet se produira (Œdipe). Déterminisme Ë les mêmes causes produisent les mêmes effets (les phénomènes naturels). Pour l’existence humaine, tout le problème consiste à comprendre en quoi l’homme est à la fois déterminé et libre.


I. Le déterminisme métaphysique.

- Le déterminisme présuppose une conception métaphysique du monde. Selon Leibniz, il y a « une harmonie pré-établie par Dieu qui est omniscient et omnipotent et qui a choisi le meilleur des mondes possibles ». Ce monde n’est pas parfait : il a rapport à la matière, possibilité du Mal.

- Connexion universelle et réciproque entre tous les êtres, les choses et les évènements de l’univers. Le monde crée par Dieu est harmonieux, il y règne un ordre, une continuité et une unité ainsi qu’une diversité. Tout est lié. « Dieu connaît toutes choses non seulement en actes mais en puissance, tant de lui que de la créature et ce infailliblement » (St-Thomas). Dieu choisit entre des compossibles.

- Acte et puissance : rapport pensé à l’origine par Aristote. Connaître toutes choses en puissance, c’est connaître les choses avant qu’elles se réalisent en actes. Ex de puissance passive : un bloc de marbre est une statue en puissance. Ex de puissance active : l’œuf contient en puissance un poussin. Dire que Dieu connaît toutes choses en puissance, c’est dire qu’il a une connaissance parfaite de tout ce qui doit advenir.

- Si l’homme pouvait produire un évènement ou le changer avant qu’il n’ait lieu, il y aurait un moment où l’avenir serait incertain, un moment où Dieu ne serait pas le maître. Dieu ne serait plus Dieu.

- Le libre-arbitre semble incompatible avec l’idée de Dieu.C’est une illusion de liberté. La liberté se manifeste chez la plupart des hommes comme une spontanéité.Seules les actions éclairées par les idées claires et distinctes donc rationnelles sont libres, c’est-à-dire libérées de la confusion et c’est là le seul espace de liberté de l’homme. L’entendement libre de toute passion détermine alors la volonté d’une manière certaine et infaillible.

- Pour celui qui agit l’acte de volonté est contingent et pourtant il n’y a pas d’indétermination. L’homme ne peut pas «changer « le scénario du monde », mais il peut choisir son rôle. Ex de Judas : ce personnage religieux devait être car le Christ devait être trahi. Or Judas l’homme aurait pu choisir de ne pas être Judas le traître mais un autre homme aurait rempli cette fonction. En choisissant, l’homme réalise une logique prédéterminée, mais pour lui, le choix est contingent, il n’y a pas de nécessité absolue. Il y a détermination car Dieu sait avant tout homme le choix qu’il va faire.

- Dieu supporte la présence du mal dans le meilleur des mondes possibles. C’est l’homme qui fait exister le mal par son imperfection. L’homme imparfait jouit d’un libre-arbitre qui n’est pas à concevoir comme capacité de modifier l’ordre des choses mais comme capacité d’élire une possibilité plutôt qu’une autre.

- La fatalité c’est la négation de la liberté. Au sens leibnizien du terme, le fatalisme philosophique c’est ce qu’on appelle le déterminisme métaphysique.


II. Les facteurs déterminants.

- Etre déterminé par quelque chose c’est être poussé à agir par une cause extérieure à ma libre volonté. Cette cause extérieure peut être externe ou interne. Quand elle est interne, elle est de l’ordre de la sensibilité ou de l’inconscient. Quand elle est externe, elle est d’ordre économique, social, culture ou de la fatalité, du destin.

        1. Sur un plan anthropologique.

- Premier facteur déterminant est l’union de l’âme et du corps. De cette union naît la sensibilité, l’imagination, le désir et les passions. Ces réalités affectives peuvent être conçues comme des servitudes dès lors qu’on est déterminé par elles, c’est-à-dire poussé à agir dans la confusion. Le pouvoir de choisir n’est plus effectif puisque la délibération se résout dans un sens favorable aux affects.  Cela n’exclue pas qu’on puisse se libérer de ces servitudes. Le travail de l’entendement doit éclairer notre volonté.

- Le deuxième facteur déterminant est l’inconscient. C’est une instance psychique susceptible de déterminer à l’insu de la conscience certains mobiles de mes désirs et actes et réduisant à néant la puissance d’une volonté qui exprime en temps ordinaire ma liberté.


        2. Sur un plan existentiel.

- Question se pose de savoir s’il y a des causes, des facteurs sociaux, économiques, politiques déterminants qui limitent l’expression de la liberté. Certains de ces facteurs déterminent effectivement les hommes. Certains hommes trouvent aussi en eux la force de surmonter les obstacles qui s’opposent à leur liberté. Ils peuvent alors inaugurer une série causale : engendrer à partir de leur libre volonté un enchaînement de causes et d’effets non déterminés par des causes extérieures. Ex : Gandhi et Martin Luther King.

III. L’affirmation de la liberté.

        1. Le libre-arbitre.

- Le libre-arbitre c’est la capacité de choisir, de se déterminer soi-même spontanément, sans pression extérieure. Capacité de choix dont l’animal est dépourvu : la liberté d’indifférence. Cela correspond au cas où on est pris entre 2 désir égaux en intensité mais opposés en direction. Alors le libre-arbitre intervient. Un âne qui aurait autant faim que soif ne pourrait pas choisir [Burridan]. L’homme peut opter pour telle ou telle possibilité.

        2. Les degrés de la liberté.

- La morale par provision est une morale où on fait provision de recettes empiriques qui vont nous aider à agir concrètement, pragmatiquement. Le but c’est de nous assurer les plus grandes chances de bonheur possibles. Descartes : il faut éviter l’irrésolution, le doute qui paralyserait l’action. S’agit d’éviter le remords.

- Liberté a son plus bas et son plus haut degré. Le plus bas c’est la liberté d’indifférence. Le plus haut degré est un acte volontaire qui correspond à un choix pleinement éclairé par la raison. Le problème est que l’entendement est fini et la volonté est infinie. Il y a souvent erreur quand la volonté devance l’entendement et se consent dans la confusion. L’erreur engendre la faute. Il faut être attentif au vrai, ne pas se précipiter, mais comme les actions de la vie sont urgentes, il faut s’appuyer sur des règles pragmatiques.

- 4 règles de la morale par provision : vivre à l’exemple des gens modérés donc sans excès, sans démesure, sans intempérance ; exécuter les décisions prises même douteuses ; ne jamais regretter ce qui a été fait au mieux ; continuer à toujours chercher la vérité.


        3. La liberté transcendantale dans la philosophie de Kant.

- Le point de vue de Kant : contrairement aux philosophes qui admettent soit le déterminisme soit le libre-arbitre, Kant affirme à la fois l’un et l’autre. Les phénomènes de la nature sont déterminés, mais il y a aussi déterminisme en ce qui concerne nature de l’homme. Il y a aussi une liberté des contraires, c’est-à-dire un libre-arbitre chez l’homme donc une capacité réelle de choisir. Cette liberté est la capacité pour l’homme d’inaugurer une série causale.

- La liberté est la propriété que possède la causalité d’agir indépendamment des causes qui le déterminent. Cette causalité libre caractérise un « moi » qui peut aussi bien choisir le mal et donc s’affirmer contre la loi morale soit choisir le bien.

- La volonté libre du sujet choisit soit la loi morale et le motif de son action respecte l’impératif catégorique : ce qui doit être et il est dans l’autonomie, soit il choisit le mal guidé par des mobiles d’action intéressés et il est dans l’hétéronomie. Nos actions manifestent notre caractère empirique : c’est de l’ordre du noumène.


IV. La liberté politique.

        1. Remarques préliminaires.

- L’état de nature (dans la philosophie de Rousseau) est un mythe, c’est une représentation de l’imagination. Se tient pour vérité des origines, l’origine étant point aveugle de la connaissance. C’est l’état dans lequel pouvait se trouver l’homme avant la constitution d’une société, d’un état civil régi par des lois. Hypothèse de travail.

- L’homme à l’état de nature est « naturel » c’est-à-dire qu’on a affaire à une nature originelle, informe, sans culture. Dépouillé de toute technique, de toute organisation sociale, de toute relation avec son semblable. Il s’accouple fortuitement. Privé de langage et n’obéit qu’à son instinct. À la différence de l’animal, l’homme est perfectible. A développé peu à peu les facultés qui sont dans la nature humaine.

- Première faculté qui apparaît c’est l’amour de soi (instinct de conservation) qui va être modéré par la pitié= une répugnance à voir souffrir un autre être vivant. Apparition du premier sentiment de justice en l’homme, c’est ce qu’on appelle la loi naturelle. Il n’est à l’origine ni bon ni mauvais, ni heureux ni malheureux, ni libre ni pas libre car pour être l’un ou l’autre il faut comparer donc penser.

- Plus l’homme va devenir intelligent, plus les rapports qu’il va avoir avec ses semblables vont être conflictuels. Au dernier stade, rien ne va plus et la raison des hommes va les pousser à sortir de l’état de nature, à former une société régie par des lois qui fixent les droits et les devoirs de chacun. Le faux contrat est une somme d’intérêts particuliers ≠ vrai contrat où chacun abandonne son intérêt particulier pour l’intérêt général.

- Rousseau montre que l’homme aurait pu devenir autre que ce qu’il est devenu à l’état de société. Ce dernier stimule faiblesses de l’homme. Il est devenu oisif, vaniteux ; il aime la futilité et le luxe.  Rousseau va travailler sur l’éducation au même titre que le projet politique.


        2. Liberté naturelle et liberté civile.

- A l’état de nature, l’homme est amoral, il est dirigé par son instinct de conservation. A l’état civil, l’homme a la possibilité de se déterminer lui-même par sa raison et ses actions. Il est obligé de prendre en compte autrui et d’accepter la notion de justice. En passant d’un état de nature à un état civil, il perd son indépendance naturelle, sa liberté naturelle. Mais à l’état civil, l’homme n’a plus à se soucier de sa survie et il eput développer « tranquillement » ses facultés intellectuelles, morales.

- L’amour de soi se transforme en amour-propre qui suppose l’association du désir et de la raison : la passion. Apparition raison rend possible apparition passions. Les passions sont sociales, pas naturelles.

- Il y a une supériorité qualitative de la liberté civile sur la liberté naturelle. A l’état civil, la liberté est garantie par un système de droits et de devoirs qu’on appelle les lois positives. La liberté civile est limitée par la volonté générale. A l’état civil, tout homme a en tant qu’homme une volonté particulière ET en tant que citoyen, il a une volonté générale c’est-à-dire une capacité de vouloir l’intérêt général.

- En chaque homme s’affrontent en permanence l’homme et le citoyen et ce conflit en chaque homme va se retrouver sur le plan social. La société des hommes va être tiraillée en permanence entre les volontés particulières de quelques uns et la volonté générale. Il faut donc éduquer l’homme pour lui permettre de se représenter la valeur de l’idéal démocratique. Il faut des lois aussi pour contraindre l’homme à être libre. Il faut aussi absolument distinguer volonté générale et majorité.


        3. Lois et liberté.

- Les hommes n’étant pas autonomes au sens kantien du terme (adéquation entre volonté et loi morale), ils ont inventé l’Etat et les contraintes juridiques pour normer nos comportements en société.

- Rousseau : différence conceptuelle entre indépendance et liberté. Etre indépendant c’est faire tout ce qu’il nous plaît. Ce n’est pas un état de liberté que de la concevoir comme indépendante. Quand on est indépendante on recherche le désir (subjectif), il y a incompatibilité entre les désirs des uns et des autres, ce qui engendre rivalités, conflits Ë ce sont des contraintes.

- Rousseau : la liberté consiste à ne pas être soumis à autrui, c’est donc vouloir remplacer le fait par le droit et ne pas soumettre autrui à ma volonté. Pour échapper à toute logique de domination, il faut renoncer à vouloir soi-même dominer autrui.  La loi crée les conditions de possibilité d’un espace de liberté.


CONCLUSION : La liberté c’est :
    - faire tout ce qui nous plaît sans limites et sans contraintes ++> en réalité c’est plutôt la liberté d désirer ou l’indépendance chez Rousseau. C’est ce qui est bon pour moi.
    - exercer son libre-arbitre Ë pouvoir choisir entre des possibilités différentes (c’est le propre de l’homme). Choisir+décider+volonté d’atteindre le but fixé. Etre libre c’est s’auto-déterminer ≠ déterminé par..
    - la liberté inclut, uppose des limites (lois morales, lois juridiques) qui rendent possible la coexistence avec autrui. Sur le plan moral c’est l’autonomie, sur le plan civique c’est la liberté civile. Espace de liberté commun défini en droit.


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Message Posté le : Lun 9 Juin - 15:10 (2008)    Sujet du message : Condensés des cours de philo Répondre en citant

Droit et justice
 

Droit = institution humaine (plus ou moins faillible, plus ou moins parfaite) des normes qui vont codifier les rapports entre les hommes au sein d’une société donnés et à un moment donné du temps.
Justice ==> idée ==> idéal

- Justice recouvre l’ensemble du droit positif c’est-à-dire juridique et l’appareil judiciaire (le juge, les magistraux etc…).

- Selon Rousseau, une loi sera juste si et seulement si elle exprime le droit naturel, c’est-à-dire le droit conforme à la vraie nature de l’homme. C’est le critère de légitimité de la loi.

- Il y a une idée, une essence du juste qui permet de mesurer, d’évaluer la légitimité du droit positif. L’idée du juste serait au fondement des lois lorsqu’elles sont justes et l’homme disposerait ainsi d’un critère d’évaluation voire d’obéissance ou de désobéissance.

- La justice c’est l’aptitude d’une personne à être juste, c’est-à-dire à faire preuve de vertu en respectant son semblable, conformément aux impératifs catégoriques de la loi morale. La loi morale n’est pas de même nature que la loi positive. La loi morale recouvre toute la sphère privée et plus tandis que loi positive recouvre la sphère publique, plus restreinte. La dimension morale de la justice peut parfois pallier les insuffisances du droit en tant qu’institution. Ex : la prolifération des ONG.


I. Peut-on parler d’une idée de justice ?

- Glaucon soutient qu’on ne pratique la justice que contre son gré et uniquement parce qu’on ne possède pas le pouvoir de commettre l’injustice en tout impunité. Personne n’est juste volontairement car personne ne désire la justice pour lui-même, comme un bien désirable pour lui-même. Glaucon attend que Socrate lui démontre le contraire.

- Socrate va essayer de déterminer l’essence de la justice. Pour cela, il doit dépasser les opinions sensibles et contradictoires qu’on peut avoir sur la justice : confondre justice et vengeance par exemple. Déterminer ce qu’est la justice c’est essayer de déterminer grâce à l’intellect la justice dans toute sa pureté.

- Socrate établit un parallèle entre la justice et la cité. Justice est à la fois une vertu individuelle et une organisation générale, harmonieuse de la vie sociale.  Socrate va démonter que la justice est un bien que l’âme et la cité désirent pour leur propre équilibre.

- L’âme a trois parties : le désir, le cœur/courage et l’intellect. Il faut qu’aucune partie de l’âme ne soit négligée pour qu’il y ait équilibre. Le désir donne à l’âme sa vitalité et son énergie, le cœur donne à l’âme le courage sans lequel il n’y a pas de vertu possible et l’intellect permet à l’âme de s’élever au-dessus des opinions contradictoire. Pour que l’âme soit en équilibre il faut que l’intellect gouverne l’âme en s’appuyant sur le cœur pour orienter le désir vers ce qui est beau et bon. La justice c’est l’harmonie.

- Cette exigence, on la retrouve dans la cité idéal. Classe des gouvernants = intellect, classe des gardiens = courage, classe des artisans, du peuple = désir. La justice suppose que chacun soit à sa place. Il y a analogie entre l’équilibre de l’âme et l’équilibre de la cité.

- Sans justice dans la cité, il y a révolte et c’est ainsi que Socrate démontre que la justice est par elle-même le plus grand bien de l’âme et de la cité et que l’injustice est le plus grand mal. Les lois doivent donc être envisagées dans leur rapport à l’Etat.


II. Le droit dans son rapport à l’Etat.

- Dans le Contrat social, Rousseau critique le prétendu droit du plus fort et cette critique est décisive parce qu’elle rend illégitime toute autorité politique qui s’imposerait par la force, la violence. Le fait ne constitue pas un droit. S’agissant des pays colonisés, le peuple se trouve dans l’obligation d’obéir à une autorité politique qui s’est imposée par la force. Les lois sont légales par définition, mais elles sont illégitimes puisque l’Etat qui inclut le pays colonisé n’a pas de fondement légitime.

- La prétendue justice n’est plus qu’une justification rétrospective du fait puisque l’origine des Etat est souvent la conquête.  La droit de la force n’existe pas sinon à titre de justification abusive d’une prise de pouvoir par la violence. La force en jeu ici repose sur son exercice et sur la crainte qu’elle inspire ce qui n’a rien à voir avec le droit. Il faudra distinguer l’Etat de droit des autres types d’autorité politique qui n’ont pas pour fondement et pour fin l’interêt public.

- Quand on a affaire à une tyrannie, un despotisme, une dictature, le totalitarisme, la théocratie, on s’aperçoit que les rapports entre le peuple et ceux qui détiennent l’autorité sont des rapports dominés/dominant. Les lois en vigueur sont légales mais elles ne sont pas légitimes d’où l’importance d’un critère de légitimité du droit.

- En principe, l’Etat de droit incarne un système politique démocratique et républicain où le droit et son évolution devraient exprimer au mieux la  nature démocratique de l’Etat. L’Etat de droit n’est pas à l’abri de certaines failles et il n’est pas à l’abri d’une perversion. C’est le problème de la représentation politique. Sauf exception, l’Etat de droit est une expression de l’Etat en droit qui a pour fin l’intérêt public. Le droit positif ne sera juste que si et seulement s’il est l’expression de l’intérêt public.

- Le droit positif selon Rousseau et Diderot exprime le droit naturel, il est conforme à la raison de l’homme. Selon Spinoza, Hobbes et Hegel, le droit positif s’oppose au droit naturel c’est-à-dire au droit du plus fort sur le plus faible, aux rapports de force naturels.


III. Société et Etat.

- L’Etat vient du latin « stare » qui signifie « se tenir debout avec constance ». Face aux membres du groupe que constitue la société civile, se dresse une organisation autonome relativement stable qui a pour but de régler la vie du groupe. Nécessaire de distinguer les différentes formes d’autorité étatique en considérant leurs principes et leurs fins car l’exercice du pouvoir et la stabilité de l’Etat vont varier en fonction de la nature de l’autorité politique. L’Etat représente la structure politique de la société civile et incarne une autorité. Le problème concerne la légitimité de l’autorité. L’Etat n’existe que parce qu’il a été conceptualisé et c’est dans sa raison d’être qu’il faut chercher son essence. L’Etat est le support d’un pouvoir qui transcende la volonté individuelle de celui qui gouverne.

- Le pouvoir prétendant prendre en charge les intérêts communs du groupe n’a pas toujours la même forme. Il peut repose sur des relations de commandement à obéissance. Ce type de pouvoir est individualisé et précaire et il assure la cohésion du groupe par la soumission, la crainte mais il ne peut pas survivre dès que la conscience des dominés devient plus exigeante. Est apparu historiquement, l’idée d’une dissociation possible et nécessaire entre le pouvoir et celui qui l’exerce. L’Etat devient alors le titulaire abstrait (séparé) et permanent du pouvoir dont les gouvernements ne sont que les représentants et les agents d’exercice passagers.

- L’Etat a été conçu à titre d’explication et de justification du fait social qu’est le pouvoir politique. L’état ainsi conçu par la raison humaine droit être fondé, c’est-à-dire qu’il doit être constitué en droit et il doit s’exercer en droit en ayant toujours pour fin l’intérêt général.

- Il faut analyser le rapport entre société et pouvoir. Dire que l’homme est un animal sociable (Aristote) c’est dire qu’il ne peut trouver son accomplissement que dans le cadre d’une communauté politique. La société répondrait à une tendance fondamentale de l’homme, elle correspondrait au fait que l’homme est naturellement pour l’homme le plus précieux, le plus utile des biens.  Pur Rousseau, le passage de l’état de nature à l’état de osicété ne s’est produit que lorsqu’il est devenu absolument nécessaire.


        1. Les principales caractéristiques de l’Etat.

- Il ne faut pas confondre société et Etat. Une communauté d’individus ne devient Etat que lorsqu’elle se constitue politiquement comme telle. Pour Rousseau, cela a eu lieu par le Contrat social. Le pouvoir politique est sous-tendu par différentes structures qui sont politiques, administratives, juridiques et judiciaires. Plusieurs caractéristiques se retrouvent nécessairement dans l’Etat : l’occupation permanente d’un territoire, le monopole de la législation sur l’espace commun, la concentration du pouvoir de déciion dans les mains de ceux qui gouvernent.

- L’autorité légale de l’Etat suppose l’unification intérieure d’un patrimoine territorial collectif défini par des limites géographiques qui circonscrivent des états en tant que pays.

- Cela nous renvoie au concept central et problématique de nation. L’Etat nation n’acquiert sa définition politique en France qu’avec la Révolution française. C’est une constitution en droit de l’identité politique moderne des états. La natio c’est un mode d’être ensemble et le problème c’est que c’est une représentation de l’identité collective qui est traversée par deux axes.

- Premier axe est celui du sentimentalisme. On y trouve la représentation confuse, imaginaire d’une unité comme origine vitale organique. La nation ainsi évoquée renvoit à un individu vivant ayant une âme collective, un sorte de communauté naturelle ayant une histoire commune, une culture commune et c’est sûrement à cause de cela que l’on peut voir apparaître xénophobie, racisme et autres clefs du nationalisme. La nationalisme peut devenir irrationnel et dangereux, il faut donc lui donner une dimension rationnelle.

- Deuxième âme c’est celui de la rationalité politique qui s’impose par exemple en France au moment de la Révolution française. Il y a transfert de la souveraineté du roi à la nation dont le premier acte politique est de transformer l’assemblée du Tiers-Etat en Assemblée Nationale. L’axe de la rationalité politique met en avant l’instruction politique, l’unification des langues et donne à la nation une définition juridique.

- La nation c’est la mère et la fille de l’Etat. Elle est le cadre naturel mais aussi l’institutionnalisation étatique du sentiment d’identité communautaire. Pour que le sentiment communautaire ne soit plus problématique, il faut que ce ne soit plus un sentiment d’appartenance à un imaginaire collectif confus mais une appartenance en droit à un état dont on est citoyen.

- Institutionnaliser c’est distinguer le pouvoir politique des caractéristiques individuelles de ceux qui dirigent. Le pouvoir politique se manifeste dès lors par sa permanence et sa continuité. Le titulaire du pouvoir c’est l’Etat et non le gouvernant qui n’est qu’un serviteur de l’Etat. L’autorité de l’Etat ne doit pas être vacante : l’Etat ne disparaît pas avec la mort de celui qui dirige. Cela se manifeste dans l’Etat monarchique « le roi est mort ! vive le roi ». Stabilité du pouvoir est une inquiétude politique profonde.

- Machiavel travaille essentiellement sur ce problème. Il constate que l’autorité politique cesse quand la chance des princes s’arrête. C’est à la technique politique de résoudre la question de la continuité de l’Etat. Le « machiavélisme » n’est rien d‘autre que cette quête d’une durée efficace de l’exercice du pouvoir. Il prince doit se soucier des mécanismes du pouvoir sans s’inquiéter d’une norme morale à laquelle la vie politique devrait se conformer. Il y a divorce à assumer entre politique et morale. Machiavel ne prône pas pour autant l’immoralisme en politique. Il ne dit pas que les gouvernants doivent mal agir, mentir ou opprimer. Il dit qu’il faut distinguer domaine moral du domaine politique pour sa stabilité : l’Etat doit se donner les moyens d’exercer le pouvoir. La fin justifie les moyens.

- Le réalisme politique de Machiavel ne prend pas appui sur un idéal mais sur une vision de ce qu’est l’homme et sur une conception de l’Histoire des hommes. Les hommes sont inconstants, déraisonnables et on ne peut pas conséquent pas prétendre gouverner par la seule puissance des lis. Le prince doit être fort comme le lion et rusé comme le renard.


- Machiavel : 2 manières de combattre, l’une avec les lois c’est le droit et l’autre avec la force qui est un moyen d’exercer l’autorité, c’est l’autorité de fait. Il faut que le prince sache s’appuyer sur des lois et recourir à la force si nécessaire. L’exercice du pouvoir suppose donc une compréhension du politique qui identifie les ressorts de l’identité politique et qui se donne les moyens de poursuive des fins qui ont un rapport à l’intérêt public. Le prince est « premier », mais il n’est pas un despote. Il faut savoir distinguer la force et la violence.

- L’arbitraire exprime l’essence du despotisme qui a pour ressort la peur que provoque une volonté capricieuse ou assoiffée de puissance. Le tyran par exemple s’empare du pouvoir par la violence et la conserve par la violence. Il y a une différence entre le despote et le prince de Machiavel (il n’est pas dans l’arbitraire).

- Le problème c’est qu’un ordre social politique et idéal ne pouvant pas être pleinement réalisé, une violence latente tend à se développer et à réapparaître au sein de la société. Le réalisme politique de Machiavel prend acte de cette réalité politique et historique cyclique. La dualité de la nature humaine (raisons&impulsions) n’en finit pas de produire ses effets dans la vie sociale et politique de la cité. Il faut gouverner avec réalisme sans oublier l’intérêt public.


- Machiavel s’oppose à Cicéron qui rejette tout recours à la force. Selon lui, il faut hisser la politique à la hauteur de la raison. Machiavel dit que ça ne peut pas marcher, qu’on a besoin de la force. La technique politique du prince doit savoir recourir à la force et à la ruse dont le lion et le renard sont l’emblème, quand la loi ne suffit plus et cesse d’être respectée. Il faut pouvoir instaurer la stabilité politique.

- Conclusion : la politique a affaire à des situations problématiques (et concrètes) et pour être efficace dans l’exercice du pouvoir, les moyens d’agir doivent correspondre à la situation et mettre en jeu la puissance adéquate. Loi et force se conjuguent. Le droit seul ne suffit pas, le prince doit savoir « faire la bête » en se donnant les moyens de mettre en œuvre l’exigence de justice indépendante de tout moralisme, de tout angélisme pour être efficace.


        2. Les fondements de l’Etat démocratique et républicain idéal.

- Comme expression de la souveraineté consciente d’elle-même, l’Etat n’est rien d’autre que l’ensemble des citoyens ou encore le peuple souverain. L’administration nécessaire de la vie sociale, l’organisation harmonieuse de la vie du groupe n’est pas de l’ordre d’un pouvoir de sujétion, de domination où l’on est asservi. Un pouvoir qui incarne de façon manifeste l’intérêt général n’est pas de l’ordre d’une autorité politique qui domine, il est de l’ordre d’un autorité politique qui représente et qui exprime dans chacun de ses actes l’intérêt public. Les lois sont des actes de la volonté générale. Le pouvoir qui s’exerce en droit n’est pas l’expression d’une volonté particulière mais d’une volonté générale.

- La force des lois réside dans leur légitimité et le fait qu’on puisse sous le nom d’Etat ou de pouvoir politique exercer un pouvoir de domination sur d’autres hommes est symptomatique d’une maladie du politique. Il faut donc distinguer les disfonctionnements des sociétés politiques existantes du concept idéal de l’Etat démocratique en ayant une vision claire de sa nature donc de son fondement.

- En se dotant d’un pouvoir public, les citoyens ne se dessaisissent pas de leur pouvoir propre. Il y a transfert du pouvoir et c’est ce qu’on appelle la représentation politique, les élus. La représentation politique pose problème. Rousseau était opposé à la représentation des citoyens par des députés, il était pour la démocratie directe. Cela ne peut marcher que dans de tous petits pays. Rousseau pense que la représentation politique favorise la tentation d’appropriation du pouvoir qui se détournerait de l’intérêt général. Pour évaluer la rectitude de la représentation politique, il faut toujours avoir à l’esprit le fondement qui assure la légitimité de l’autorité politique, de sorte qu’on pourra mesurer l’écart éventuel entre le gouvernement de l’Etat et la nature de l’Etat.

- Rousseau pose le problème du fondement de l’Etat, c’est-à-dire de l’unité de l’Etat, de la cohésion politique de la société civile. Ce qui permet l’unité de l’Etat c’est ses membres, et il y a union lorsque chacun s’engage librement envers chacun par un acte de raison qui triomphe sur les passions.  Si le fondement de l’Etat est la force, on a affaire à une tyrannie, despotisme donc c’est un Etat de fait par la suite érigé en droit. Rousseau conteste une autorité politique qui procèderait du droit divin comme pour les monarchies.

- Rousseau dit qu’il a choisi pour principe le pacte social. Selon Rousseau, le seul fondement légitime de l’Etat est de l’ordre d’un pacte d’association qui n’est pas issu de l’intérêt particulier de chacun mais qui est issu d’une compréhension rationnelle de la valeur de l’intérêt général. C’est le seul fondement légitime de l’Etat. Il faut donc que chaque citoyen renonce à soumettre qui que ce soit à sa volonté particulière.  La souveraineté est indivisible, elle appartient à tous et à personne en particulier, elle est
inaliénable.


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Message Posté le : Lun 9 Juin - 16:05 (2008)    Sujet du message : Condensés des cours de philo Répondre en citant

L’histoire
 

- L’histoire, c’est d’abord l’histoire événementielle, c’est l’enchaînement des éléments qui se déroulent dans le temps. L’histoire de l’historien c’est le récit explicatif que les historiens donnent de cet objet qu’est l’histoire évènementielle. Ce n’est pas un récit descriptif, il s’attache à rendre compréhensif l’enchaînement des évènements selon le rapport de cause à effet afin d’expliquer l’évolution des sociétés humaines dans le temps. L’histoire de l’historien peut être définie comme l’étude des faits dans le temps.


I. Quelles sont les caractéristiques des faits historiques ?

- Faits historiques sont des évènements uniques puisqu’ils ne se répèteront jamais exactement de la même manière. Les hommes sont libres et peuvent agir ou ne pas agir. Les faits historiques sont donc datés.

- L’événement pur qui est donné à l’état brut doit être distingué du fait historique qui est un événement interprété, reconstruit, inséré dans une série causale par l’histoire qui tente de lui donner une signification rationnelle.

- Les faits historiques sont connus par des documents qu’on possède sur le passé (archéologie) et le travail de l’historien consiste en une analyse critique du document historique dont il va vérifier la valeur. L’historien va donc adopter une méthode qui consiste à rechercher l’original, le dater, chercher les erreurs dans les copies, les variantes d’une copie à l’autre donc à mettre en cause la crédibilité des documents.

- Cette analyse critique est d’abord une critique externe donc qui porte sur l’intégrité du document. C’est le problème de la restitution, de l’altération par rapport à une forme originale. C’est le problème de la traduction, de l’interprétation et de la valeur du témoignage humain pas toujours reconnu. La preuve ne résidera pas dans le témoignage lui-même qui est susceptible d’erreurs mais dans la concordance des témoignages. Il faut que les témoignages viennent de différentes sources.

- Il doit ensuite faire la synthèse historique qui s’attache à dresser un tableau d’ensemble d’une époque ou d’un ordre de faits et cette synthèse historique rencontre 4 difficultés.

- 1è difficulté : les documents peuvent présenter des lacunes, des insuffisances or le silence des documents ne permet pas de conclure à l’inexistence des faits.

- 2è difficulté :il faudra faire un choix entre les faits ou plutôt entre les évènements afin qu’ils deviennent des faits historiques car une histoire où aucun fait ne serait sacrifié contiendrait tous les actes de tous les hommes à tous les moments du temps. Impossible et sans interêt. Problème de l’objectivité.

- 3è difficulté : il faut regrouper les faits, mais l’ordre chronologique ne suffit pas. Ensembles représentants l’histoire de tel pays ou encore l’histoire religieuse, artistique… Découpage artificiel voire conventionnel.

- 4è difficulté : l’historien ne se contente pas d’un simple récit descriptif, il ne raconte pas d’histoire, il ne fabule pas. Hegel appelle histoire originale l’histoire qui a été vécue par celui qui la raconte et qui correspond à une sorte de compte-rendu des évènements historiques par ceux qui y ont eux-mêmes pris part.

- Une fois qu’ils se sont produits, il semble que les faits ne pouvaient pas ne pas se produire tels qu’ils se sont déroulés. Il s’agit là d’une illusion rétrospective. Question de savoir quelle place réserver à la probabilité en histoire. Il y a contingence des faits historiques car ils peuvent être ou ne pas être dans leur respect concret et individuel. « Si le nez de Cléopâtre avait été plus petit, la face du monde en eût été changée » (Pascal). A cette contingence de faits historiques est lié un caractère d’accidentalité. L’accident c’est le hasard mais le hasard n’est pas la fatalité. Le hasard n’est pas l’absence de causes, c’est la rencontre de deux (voire plus) séries causales indépendantes.

- A noter que le caractère accidentel et contingent des faits historiques est à mettre en rapport avec les passions des hommes, avec l’imprévisibilité mais ce n’est pas parce que ce sont des évènements imprévisibles qu’ils n’ont pas de cause et qu’on ne peut pas après-coup les expliquer.


II. Les deux conceptions de la méthode d’explication en histoire.


- La question est souvent posée de savoir si l’histoire est une science (de l’homme). La science désigne connaissance scientifique positive soumise à des critères de véracité ou de validité précis et rigoureux. Ce que l’on appelle sciences humaines comme la sociologie ou la psychanalyse s’apparentent davantage à des savoirs. Les autres sciences dites « exactes » ou positives comme les sciences formelles ou les sciences expérimentales imposent des modèles de scientificité indiscutables qui rendent problématiques le statut des sciences humaines.

        1. La conception classique.

- Fénelon : le bon historien, c’est celui qui s’affranchit des conditions temporelles et géographiques afin d’expliquer l’histoire le plus objectivement possible c’est-à-dire en étant pas influencé par les préjugés de son temps, pas le patriotisme qui fausserait son rapport à l’histoire. Le bon historien est neutre, il ne juge pas et cette condamnation d’une mauvaise subjectivité peut être reconnue comme nécessaire. On ne peut toutefois pas nier que l’historien soit de fait un sujet qui appartient à son temps et à une société donnée donc la neutralité souhaitée par Fénelon st problématique et loin d’être évidente.

- Fustel de Coulanges : il dénonce la projection sur l’histoire passée de représentations culturelles contemporaines à l’historien qui écrit l’histoire. Il en déduit une exigence radicale : on ne pourrait parvenir à comprendre scientifiquement l’histoire passée qu’en niant , en réduisant à néant toute subjectivité. Il n’est pas certain que ce soit réalisable.


- Plutôt que de vouloir éradiquer toute subjectivité, ce qui est impossible, il faut redéfinir la subjectivité comme engagement du sujet qui cherche à comprendre rationnellement son objet. Il faut distinguer une bonne subjectivité et une mauvaise subjectivité. C’est ce qu’essaie de faire la nouvelle conception de la méthode historique.

        2. La nouvelle conception de la méthode historique.

- La nouvelle conception de la méthode en histoire est définie par des historiens philosophes contemporains comme Febvre, Marrou, Bloch et Aron. Elle comporte une critique de la précédente conception du travail de l’historien et c’est la notion de document qui va d’abord être discutée. Il faut entendre par document non seulement les textes mais toute espèce de trace, vestige ou témoignage. Un large retour au sens auxiliaire de l’histoire comme l’archéologie, la paléontologie. On s’attarde à repenser les critères de subjectivité et d’objectivité.

- Intervention active de la pensée, de la personnalité de l’historien sans qu’il n’y a pas d’objectivité : h=P/p. Subjectivité n’est plus mal préjudiciable à la connaissance de l’histoire si elle est défini comme sujet au service de l’objectivité. Le travail de l’historien est un effort de reconstruction intellectuelle de l’enchaînement des causes et des effets. Il ne s’agit pas de décrire mais d’expliquer et expliquer suppose que le sujet reproduise son objet.


III. Le problème du déterminisme en histoire.


- Lorsqu’il s’agit d’expliquer l’histoire, la pensée doit se garder de 2 excès contraires.

- 1er excès : affirmer que les faits historiques sont déterminés aussi rigoureusement que le sont les phénomènes naturels. En histoire, à telle cause ne correspond pas systématiquement tel effet. Affirmer un tel déterminisme en histoire, ce serait nier la contingence des actions humaines et ce faisant la liberté.

- 2è excès : il faut éviter de nier radicalement tout déterminisme historique dans la mesure où l’histoire ne se réduit pas non plus à une juxtaposition d’évènements accidentels et rationnellement inexplicables.

- Principale difficulté est donc de concevoir une explication causale tout en sachant qu’il n’y a pas de loi comme c’est le cas en physique ou en chimie. Chaque événement est particulier, il aurait pu être ou ne pas être car il résulte du désir, de la volonté et de la liberté des hommes. Le concept de loi en histoire est une contradiction dans les termes. En toute rigueur, on ne peut pas généraliser à partir d’un cas particulier. Il faut une explication particulière qui prend en compte la contingence  et le caractère accidentel des évènements historiques pour chaque fait particulier.

- Ceci étant, on ne peut pas nier tout déterminisme. Les évènements sont conditionnés par certains facteurs constants et l’historien doit en tenir compte. Il le fait en s’appuyant sur d’autres sciences comme la sociologie, la psychologie, l’économie, la géographie.

- Si l’on peut parler de déterminisme ce n’est pas pour nier la particularité de l’événement, la contingence de celui-ci mais pour rendre compte, pour expliquer rationnellement le fait qu’il se soit produit. Il s’agit de comprendre l’événement en le situant dans un rapport de cause à effet même si les causes sont multiples et enchevêtrées, sans oublier le hasard qui rend les évènements aléatoires puisque la rencontre des séries est contingente.


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Message Posté le : Lun 9 Juin - 19:10 (2008)    Sujet du message : Condensés des cours de philo Répondre en citant

Démonstration et vérité
 

Le savoir exclut-il toute forme de croyance ?

- Classiquement, le savoir recouvre un ensemble de connaissances ayant un caractère scientifique et ce faisant, se distingue de la croyance qui est l’attitude de l’esprit qui affirme selon des degrés plus ou moins grands de probabilité, la réalité ou la vérité d’une chose sans néanmoins pouvoir en administrer la preuve. On pourrait donc présupposer que le savoir n’est  savoir qu’en tant qu’il s’oppose à toute forme de croyance.

- Cependant, de même qu’il existe plusieurs types de savoir – les sciences positives différant des sciences humaines – il y a différentes formes de croyance, lesquelles peuvent être de l’ordre de l’opinion, du préjugé, de la foi ou encore de l’idéal. Se pose la question de savoir si le savoir est incompatible avec toute croyance quelle qu’en soit la qualité, la nature.

- On identifie souvent le savoir et la science comme étant l’ensemble des sciences positives (mathématiques, sciences physiques et biologiques) qui présentent les caractères les plus évidents d’une connaissance qui répond aux critères généraux définissant la science comme telle. Elles attestent également sa capacité à fonder en raison la vérité de ses assertions et non sur la simple croyance.

- « L’esprit scientifique » est l’un de ces critères fondamentaux qui permettent l’édification d’une connaissance spécifiquement scientifique. Selon Bachelard, il correspond à la disposition d’un esprit qui distingue la science de l’opinion définie comme croyance en connaissance commune.


- Bachelard : la science ne peut exister qu’un prix d’une rupture épistémologique (qui se rapporte à l’acte de connaissance scientifique) avec l’opinion. Pour produire un savoir positif, elle doit nier un pseudo savoir antérieur.

- Il se peut que des connaissances philosophiques, scientifiques inexacts deviennent des systèmes de pensée en lesquels on croit alors même qu’on a cessé d’en interroger les fondements. Le géocentrisme qui plaçait la terre au centre du monde fut ainsi une théorie scientifique qui se mua en préjugé. Galilée mit en cause cet assertion et fut condamné par le Saint-Office.

- Bachelard dit « Le donné est relatif à la culture, il est nécessairement impliqué dans une construction ». Construction que la philosophie peut elle-même contribuer à édifier. Elle ne doit pas intervenir « avant » la science ni « après » la science, elle doit être « contemporaine » de celle-ci, en s’efforçant d’être adéquate à l’évolution constante de la pensée scientifique. En effet, « la science instruit la raison » et « crée de la philosophie » pourvu que la pensée n’arrête pas ce mouvement de réflexion qui peut seul l’amener à reconnaître les limites de ses représentations antérieures. Celles-ci pourraient sinon devenir des idées reçues fonctionnant dans un système social et politique idéologiquement déterminé. L’opinion cherche là où la science établit une relation. Bachelard a raison de dire que même si par hasard et dans les faits l’opinion peut avoir raison, elle a « en droit toujours tort ». Indifférente à toute explication d’un phénomène, elle ne fait que le constater et ne s’intéresse qu’à l’utilité qu’elle peut en tirer. La science au contraire se préoccupe de légitimer ses assertions sans se soucier des effets de leur contenu.

- D’où l’importance de distinguer certitude sensible et certitude rationnelle, évidence sensible et évidence rationnelle. La vérité scientifique est toujours une vérité re/construite par l’esprit car la science n’est pas simple description de son objet. Celui-ci n’est jamais connu immédiatement, mais il est reconstruit de manière intelligible par l’esprit. Il importe de distinguer le réel du vrai. Une table peut dite être réelle mais pas être vraie ou fausse. En disant qu’elle est réelle, je la pose comme existante. C’est l’acte de l’esprit par lequel je la pose comme table (mon jugement) qui seul peut être dit vrai ou faux. La vérité est une valeur qui concerne un jugement.

- S’agissant des phénomènes de la nature, le scientifique qui observe et expérimente, élabore une interprétation anticipée de la nature dont il déduit des conséquences qu’il confronte à chaque instant à la réalité au moyen de l’expérience.Vérité expérimentale obtenue à partir d’une observation fait faits qui donne lieu à l’élaboration d’une hypothèse (anticipation rationnelle d’une loi régissant les phénomènes. Cette hypothèse ne pourra être dite vraie que lorsqu’elle aura été vérifiée expérimentalement. On peut ainsi élaborer des lois qui rendent intelligibles le fonctionnement des phénomènes.

- L’hypothèse n’est pas de l’ordre d’une simple conviction (croyance) subjective. Le savant est d’abord cet observateur passif qui observe le phénomène, constate le fait etc… L’hypothèse est une « idée préconçue » qui n’est pas un préjugé mais « une vue anticipée  de l’esprit » qui saisit la généralité d’une loi probable à partir de ce qu’on peut induire de l’observation des phénomènes.

- Le raisonnement inductif nous dit « si dans tel cas… alors dans tous les cas ». Par la suite, le dispositif expérimental vérifie l’hypothèse en la confrontant à l’expérience particulière afin d’éprouver l’universalité de sa vérité. Il importe de distinguer l’hypothèse expérimentale de l’hypothèse mathématique qui ne peut être vérifiée empiriquement puisque l’hypothèse mathématique a valeur d’un postulat indémontrable. Dans ce cas, la question se pose de savoir si elle s’apparente à une forme de croyance.

- Postulat signifie en latin demander. Dans la géométrie euclidienne, il s’agissait d’une proposition ni évidente, ni démontrable que le géomètre demande d’admettre pour pouvoir construire son système hypothético-déductif. Dans la mathématique moderne, le postulat est un axiome c’est-à-dire une hypothèse abstraite posée arbitrairement comme telle et dont la fonction est de constituer une science cohérente. En effet, pour légitimer leurs assertions, la logique comme les mathématiques s’efforcent d’établir les conditions de validité des énoncés. Ce sont des sciences formelles dont le critère de scientificité est la cohérence de raisonnement.

- La démonstration correspond à une méthode déductive qui dans son aspect formel définit un raisonnement qui consiste à passer de propositions admises rationnellement à une proposition qui en résulte nécessairement.  On a donc pour commencer un système de propositions indémontrables, posées par convention et auxquelles on attribue la valeur de vérité. Les mathématiques sont une science déductive à priori. Scéma : axiomes ++déduction++> théorèmes : propositions démontrées à partir des axiomes de départ. Système hypothético-déductif où les règles de déduction sont rigoureusement définies.

- Aristote a défini le raisonnement mathématique comme étant un syllogisme (qui veut dire raisonnement et calcul). Il se présente sous la forme de trois propositions : deux prémisses qui sont simplement posées, la troisième qui en découle est appelée conclusion. La caractéristique essentielle du syllogisme est le caractère hypothétique de ses prémisses : même si elles sont présentées sous la forme de propositions affirmatives, elles n’en sont pas moins arbitrairement posées comme vraies quelle que soit la vérité ou la fausseté de leur contenu. Cette caractéristique permet de comprendre pourquoi le syllogisme est un raisonnement formel qui peut être valide sans que nécessairement sa conclusion soit vraie ;

- Il faut donc distinguer validité et vérité : la validité d’un raisonnement ne nous apprend rien sur la vérité ou la fausseté de ses conclusions. La figure du syllogisme (A de tout B et B de tout C, il y a nécessité que A soit prédiqué de tout C) est selon Aristote la plus scientifique, c’est elle qui sert de véhicule aux démonstrations mathématiques.

- Les syllogismes parfaits étant ceux qui se justifient par leur seule évidence et ceux qui servent à justifier les autres, Aristote pensait avoir établi les principes vrais et nécessaires qui permettent de connaître l’essence qui est par définition affirmative et universelle. Or ces syllogismes dit parfaits sont de l’ordre des indémontrables d’un système déductif. Les axiomatiques modernes sont des systèmes hypothético-déductifs où les axiomes sont posés sans être affirmés , situés au-delà du vrai et du faux, bref des « hypothèses ». Ce sont des systèmes qui distinguent les principes de la théorie et son fondement, c’est-à-dire les théorèmes qui nous assurent le bien-fondé de notre croyance en la vérité de chacune des propositions du système.

- La science peut par son esprit et sa méthode garantir l’objectivité et la vérité de sa connaissance puisque l’investigation scientifique s’affranchit de la sensibilité subjective pour fonder en raison l’universalité d’un même édifice logique en maths. Ou pour construire rationnellement des objets à partir de l’observation et de l’expérimentation en établissant des faits, en énonçant des lois, en édifiant des théories et en vérifiant la validité de ces opérations.

- Ce faisant, la science ne prétend pas atteindre la connaissance absolue des choses et pose une différence entre une science empirique et une science métaphysique.

- Le souci permanent de vérité est une caractéristique essentielle de l’entreprise philosophique :
        * Le doute / Descartes
        * La méthode calquée sur le modèle des maths afin d’éviter l’erreur

- Y’a-t-il des vérités métaphysiques ?
        * Platon : allégorie de la caverne (aporie)
        *Kant et sa révolution copernicienne opposée au vaisseau aérien de la métaphysique.
        * Il reste que ce qui caractérise la philosophie en propre c’est la remise en question permanente des faits, de ses propres jugements par rapport à l’opinion mais aussi par rapport à l’exigence propre à la philosophie qui requiert un engagement de soi.


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Señorita
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Message Posté le : Lun 9 Juin - 19:15 (2008)    Sujet du message : Condensés des cours de philo Répondre en citant

L’histoire
 

- L’histoire, c’est d’abord l’histoire événementielle, c’est l’enchaînement des éléments qui se déroulent dans le temps. L’histoire de l’historien c’est le récit explicatif que les historiens donnent de cet objet qu’est l’histoire évènementielle. Ce n’est pas un récit descriptif, il s’attache à rendre compréhensif l’enchaînement des évènements selon le rapport de cause à effet afin d’expliquer l’évolution des sociétés humaines dans le temps. L’histoire de l’historien peut être définie comme l’étude des faits dans le temps.

I. Quelles sont les caractéristiques des faits historiques ?

- Faits historiques sont des évènements uniques puisqu’ils ne se répèteront jamais exactement de la même manière. Les hommes sont libres et peuvent agir ou ne pas agir. Les faits historiques sont donc datés.

- L’événement pur qui est donné à l’état brut doit être distingué du fait historique qui est un événement interprété, reconstruit, inséré dans une série causale par l’histoire qui tente de lui donner une signification rationnelle.

- Les faits historiques sont connus par des documents qu’on possède sur le passé (archéologie) et le travail de l’historien consiste en une analyse critique du document historique dont il va vérifier la valeur. L’historien va donc adopter une méthode qui consiste à rechercher l’original, le dater, chercher les erreurs dans les copies, les variantes d’une copie à l’autre donc à mettre en cause la crédibilité des documents.

- Cette analyse critique est d’abord une critique externe donc qui porte sur l’intégrité du document. C’est le problème de la restitution, de l’altération par rapport à une forme originale. C’est le problème de la traduction, de l’interprétation et de la valeur du témoignage humain pas toujours reconnu. La preuve ne résidera pas dans le témoignage lui-même qui est susceptible d’erreurs mais dans la concordance des témoignages. Il faut que les témoignages viennent de différentes sources.

- Il doit ensuite faire la synthèse historique qui s’attache à dresser un tableau d’ensemble d’une époque ou d’un ordre de faits et cette synthèse historique rencontre 4 difficultés.

- 1è difficulté : les documents peuvent présenter des lacunes, des insuffisances or le silence des documents ne permet pas de conclure à l’inexistence des faits.

- 2è difficulté :il faudra faire un choix entre les faits ou plutôt entre les évènements afin qu’ils deviennent des faits historiques car une histoire où aucun fait ne serait sacrifié contiendrait tous les actes de tous les hommes à tous les moments du temps. Impossible et sans interêt. Problème de l’objectivité.

- 3è difficulté : il faut regrouper les faits, mais l’ordre chronologique ne suffit pas. Ensembles représentants l’histoire de tel pays ou encore l’histoire religieuse, artistique… Découpage artificiel voire conventionnel.

- 4è difficulté : l’historien ne se contente pas d’un simple récit descriptif, il ne raconte pas d’histoire, il ne fabule pas. Hegel appelle histoire originale l’histoire qui a été vécue par celui qui la raconte et qui correspond à une sorte de compte-rendu des évènements historiques par ceux qui y ont eux-mêmes pris part.

- Une fois qu’ils se sont produits, il semble que les faits ne pouvaient pas ne pas se produire tels qu’ils se sont déroulés. Il s’agit là d’une illusion rétrospective. Question de savoir quelle place réserver à la probabilité en histoire. Il y a contingence des faits historiques car ils peuvent être ou ne pas être dans leur respect concret et individuel. « Si le nez de Cléopâtre avait été plus petit, la face du monde en eût été changée » (Pascal). A cette contingence de faits historiques est lié un caractère d’accidentalité. L’accident c’est le hasard mais le hasard n’est pas la fatalité. Le hasard n’est pas l’absence de causes, c’est la rencontre de deux (voire plus) séries causales indépendantes.

- A noter que le caractère accidentel et contingent des faits historiques est à mettre en rapport avec les passions des hommes, avec l’imprévisibilité mais ce n’est pas parce que ce sont des évènements imprévisibles qu’ils n’ont pas de cause et qu’on ne peut pas après-coup les expliquer.


II. Les deux conceptions de la méthode d’explication en histoire.

- La question est souvent posée de savoir si l’histoire est une science (de l’homme). La science désigne connaissance scientifique positive soumise à des critères de véracité ou de validité précis et rigoureux. Ce que l’on appelle sciences humaines comme la sociologie ou la psychanalyse s’apparentent davantage à des savoirs. Les autres sciences dites « exactes » ou positives comme les sciences formelles ou les sciences expérimentales imposent des modèles de scientificité indiscutables qui rendent problématiques le statut des sciences humaines.

        1. La conception classique.

- Fénelon : le bon historien, c’est celui qui s’affranchit des conditions temporelles et géographiques afin d’expliquer l’histoire le plus objectivement possible c’est-à-dire en étant pas influencé par les préjugés de son temps, pas le patriotisme qui fausserait son rapport à l’histoire. Le bon historien est neutre, il ne juge pas et cette condamnation d’une mauvaise subjectivité peut être reconnue comme nécessaire. On ne peut toutefois pas nier que l’historien soit de fait un sujet qui appartient à son temps et à une société donnée donc la neutralité souhaitée par Fénelon st problématique et loin d’être évidente.

- Fustel de Coulanges : il dénonce la projection sur l’histoire passée de représentations culturelles contemporaines à l’historien qui écrit l’histoire. Il en déduit une exigence radicale : on ne pourrait parvenir à comprendre scientifiquement l’histoire passée qu’en niant , en réduisant à néant toute subjectivité. Il n’est pas certain que ce soit réalisable.


- Plutôt que de vouloir éradiquer toute subjectivité, ce qui est impossible, il faut redéfinir la subjectivité comme engagement du sujet qui cherche à comprendre rationnellement son objet. Il faut distinguer une bonne subjectivité et une mauvaise subjectivité. C’est ce qu’essaie de faire la nouvelle conception de la méthode historique.

        2. La nouvelle conception de la méthode historique.

- La nouvelle conception de la méthode en histoire est définie par des historiens philosophes contemporains comme Febvre, Marrou, Bloch et Aron. Elle comporte une critique de la précédente conception du travail de l’historien et c’est la notion de document qui va d’abord être discutée. Il faut entendre par document non seulement les textes mais toute espèce de trace, vestige ou témoignage. Un large retour au sens auxiliaire de l’histoire comme l’archéologie, la paléontologie. On s’attarde à repenser les critères de subjectivité et d’objectivité.

- Intervention active de la pensée, de la personnalité de l’historien sans qu’il n’y a pas d’objectivité : h=P/p. Subjectivité n’est plus mal préjudiciable à la connaissance de l’histoire si elle est défini comme sujet au service de l’objectivité. Le travail de l’historien est un effort de reconstruction intellectuelle de l’enchaînement des causes et des effets. Il ne s’agit pas de décrire mais d’expliquer et expliquer suppose que le sujet reproduise son objet.


III. Le problème du déterminisme en histoire.


- Lorsqu’il s’agit d’expliquer l’histoire, la pensée doit se garder de 2 excès contraires.

- 1er excès : affirmer que les faits historiques sont déterminés aussi rigoureusement que le sont les phénomènes naturels. En histoire, à telle cause ne correspond pas systématiquement tel effet. Affirmer un tel déterminisme en histoire, ce serait nier la contingence des actions humaines et ce faisant la liberté.

- 2è excès : il faut éviter de nier radicalement tout déterminisme historique dans la mesure où l’histoire ne se réduit pas non plus à une juxtaposition d’évènements accidentels et rationnellement inexplicables.

- Principale difficulté est donc de concevoir une explication causale tout en sachant qu’il n’y a pas de loi comme c’est le cas en physique ou en chimie. Chaque événement est particulier, il aurait pu être ou ne pas être car il résulte du désir, de la volonté et de la liberté des hommes. Le concept de loi en histoire est une contradiction dans les termes. En toute rigueur, on ne peut pas généraliser à partir d’un cas particulier. Il faut une explication particulière qui prend en compte la contingence  et le caractère accidentel des évènements historiques pour chaque fait particulier.

- Ceci étant, on ne peut pas nier tout déterminisme. Les évènements sont conditionnés par certains facteurs constants et l’historien doit en tenir compte. Il le fait en s’appuyant sur d’autres sciences comme la sociologie, la psychologie, l’économie, la géographie.

- Si l’on peut parler de déterminisme ce n’est pas pour nier la particularité de l’événement, la contingence de celui-ci mais pour rendre compte, pour expliquer rationnellement le fait qu’il se soit produit. Il s’agit de comprendre l’événement en le situant dans un rapport de cause à effet même si les causes sont multiples et enchevêtrées, sans oublier le hasard qui rend les évènements aléatoires puisque la rencontre des séries est contingente.



Voilà, c'est tout ce que j'ai (enfin "tout", ça fait quand même 35 pages sur word). J'espère que ça vous servira autant qu'à moi parce que ça représente quand même trois jours de travail (oui vous pouvez me couvrir de bisous Mr. Green et admirer mon courage). Si jamais vous avez de quoi compléter avec des trucs genre "le travail et la technique", cours que je n'ai pas, et bien n'hésitez pas !


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Cécyle
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Message Posté le : Lun 9 Juin - 19:44 (2008)    Sujet du message : Condensés des cours de philo Répondre en citant

Il suffisait de demander Very Happy c'est le seul cours de philo que j'ai tapé en entier! XD

  1. Pourquoi les Hommes travaillent-ils? 
L'homme a semble-t-il une aversion originel envers le travail, elle n'est pas liée à une dégradation historique du travail, on la trouve dès l'antiquité dans la philosophie, mais aussi dans les mythes d'origines de la société. 
Le travail est perçu par l'homme comme une activité imposée de l'extérieur (càd une contrainte), et non comme une activité résultant d'un libre-choix. 

 
a. L'homme par nataure est un être paresseux. 

 
> Discours sur l'origine de l'inégalité parmi les hommes (Rousseau) 
> Discours sur l'origine des langues (Rousseau) 

 
Etat social: état, dans le sens de situation, où l'homme vit en société (administrée politiquement) 
Etat de nature: état pré-social, avant que l'homme ne s'organise en société 

 
« Ne rien faire est la première et la plus forte passion de l'homme après celle de se conserver » (Rousseau) 
conflit entre les deux passions de l'homme, entre l'oisiveté et l'instinct de conservation Ce dernier, fait que nous assurer les moyens de notre subsistance, ce qui va impliquer une activité, une dépense d'énergie = ébauche du travail 
Rmq: les moyens de survie de l'homme ne lui sont pas donnés, il doit les trouver, voir les produire. C'est le travail qui va permettre de résoudre le conflit. 
« C'est pour parvenir au repos que chacun travaille, c'est encore la paresse qui nous rend laborieux » 
Nous travaillons pour gagner notre repos. La finalité du travail, c'est le repos. On peut voir cela comme une absurdité de l'existence. 

 
b. Le travail comme malédiction. 

 
Depuis l'origine, le travail est synonyme d'activité pénible, difficile et maudite. 
point de vue lingouistique: du latin tripalium qui est un instrument de torture 
point de vue biblique: travail = punition du pêché originel (avant satisfaction des besoins grâce à l'abondance du jardin) 

 
>> On retrouve encore l'idée du travail comme une nécessité, qui est celle de la survie. L'homme est contraint de travailler pour celle-ci. Le travail est une activité servile (non libre), l'homme est esclave du travail dans la mesure où il ne peut pas y échapper. 

 
c. Le travail comme alliénation à la nature 

 
Dans la société athénienne, trois classes: 
  • esclaves: travail, absence de scholé 
  • citoyens: libres, activité politique et scholé 
  • métèques: classe intermédiaire, étranger qui travaille 
La liberté chez les Grecs renvoit à un statut social. Le citoyen ne travaille pas, mais pratique l'activité politique, et la scholé (maths, philo, musique, gym) qui sert à l'épanouissement du corps et de l'esprit 
/!\ Un homme qui travaille est un esclave, cependant on n'est pas esclave pour travailler mais on est esclave car on travaille. 

 
Le travail chez les Grecs montre une alliénation de l'homme à la nature. Car pourvoir à la satisfaction des besoins primitifs n'est pas une actvité spécifiquement humaine, et donc n'est pas digne de la personne humaine = ne permet pas de développer des facultés spécifiquement humaine. 
De plus, solidarité des classes au sein de l'oikos: 
  • esclave qui pourvoit à l'activité économique du foyer 
  • citoyen pourvoit à l'activité politique 

 
L'esclave est un instrument alliéné, son activité s'inscrit dans un rapport moyen/fin, son activité n'a pas sa propre finalité, car l'esclavage, est au service d'une fin extérieure (survie de l'oikos) Son activité est une activité de production (poiésis = poïétique) qui fait exister un objet matériel etmet en place un certain nombre de moyen en vue d'une fin 

 
>> C'est ce que l'on appelle une activité technique, dans le sens qu'il y a une mise en oeuvre de moyens qui requiert un certain savoir-faire. 

 
Au contraire, l'activité de l'homme libre a sa propre fin (la praxis = praxique), fait d'agir, de posséder une pratique dont l'effet n'est pas séparable de l'action. Tout ce qui relève de la morable est une activité praxique. Le fait de poursuivre une fin nous fait faire des actions en vue de celle-ci, mais ce n'est pas forcément une conception instrumentale car elles ont leur propre finalité. 

 
«  Si, de même, les navettes tissaient d'elles-même, et les plectres jouaient tout seuls de la cithare, alors les ingénieurs n'auraient pas besoin d'éxécutants » (Platon) 
Esclave = moyen technique 
Le progrès technique remplace le travail de l'homme 

 
>> On ne peut pas penser le travail sans la technique car, travailler, c'est mettre en oeuvre des techniques qui nécessitent une activité qui se nomme travail 
/!\ On ne peut appeler travail que ce qui est nécessaire à la survie, qui est socialement et économiquement défini, reconnu, et qui participe à la production des besoins de la société. Tout travail mérite salaire car il coûte à l'individu. 
  1. L'origine de la technique. 
> Mythe de Prométhée, Platon. 
  • Mythe qui retrace la manière dont la nature a doté les diff espèces pour survivre. 
  • Répartition sous le principe de compensation et de partage équitable. But: assurer la viabilité de chaque espèce, harmonie de la nature. Oubli de l'homme: « [Prométhée] voit tous les vivants harmonieusement pourvus en tout, mais l'homme nu, sans chaussures, sans pelages, sans armes ». Càd que animaux peuvent naturellement survivre avec leurs protections (crocs, cornes, pelages, etc). Mais vulnérabilité de l'homme, pas viable. 
  • L'homme doit mettre en place des techniques, des moyens pour survivre (finalité) 
  • Technique fait basculer l'homme de l'état de nature à l'état social. Arrive la technique, puis la langue, la religion, et la cité. Platon fait de la technique l'élément premier, c'est la science des moyens, mais il manque celle des finalités (= art politique) 
  • L'homme acquiert l'art politique qui est réparti équitablement et égalitairement entre chaque homme: assure la cohésion sociale, la démocratie (pas d'homme plus compétent qu'un autre) 

 
>> L'origine de la technique: 
  • premier acquis de l'homme 
  • dissociation compétence des moyens / science de la fin 
  • besoin de l'art politique 

 
/!\ Il faut différencier technique et outil 
La technique est un moyen destiné à assurer une fonction, càd au sevice d'une fin. Peut être matériel ou relevé d'une habileté (savoir-faire) 
L'outil est un objet fabriqué par l'homme et qui lui sert de moyen technique 
 
  1. Que gagne l'homme a travailler? 
On ne peut pas se dispenser de travailler 
Le travail se pense au sein de la société, ce n'est pas une activité que l'on fait pour soi 
Est défini par la fonction qu'occupe cette tache dans la société. Activité qui permet la subsistance et qui est reconnue comme tel dans la société 

 
/!\ Différencier travail et emploi 
Travail: activité par laquelle je subviens à mes besoins 
Emploi: relève du poste que j'occupe et qui permet d'exercer une activité (probl éconq) 

 
Expl: un infirmier qui est au chomage à un travail, càd un savoir-faire, mais pas d'emploi. 

 
/!\ Différencier travail et loisir 
Travail: pour la société car activité socialement organisée. Correspond à la satisfaction collective des besoins, se traduit à travers la division du travail (spécialisation dans une activité spécifique qui requiert un savoir-faire particulier) 
Loisir: pour soi 

 
Une société est viable s'il y a un tisserand (vêtements), un maçon (domicile), et un paysan (nourriture) 
Travail = division de celui-ci. Les hommes sont par definition interdépendants, chacun assure une partie des besoins de la société 

 
/!\ Ne pas surestimer l'argent qui n'est qu'un moyen d'échange. C'est le fruit de mon travail (richesse que j'ai produite) qui donne accès au travail des autres. 

 
Pensée technique: penser en terme moyen/fin, c'est ce que l'on appelle aussi une pensée instumentale. 
Moyen efficace: c'est celui qui permet d'atteindre la fn en faisant le moindre d'effort 

 
Le travail en tant qu'il est la mise en place de technique est ce par quoi l'homme s'émancipe de la nature et lui ompose ses fins. Au contraire, les animaux restent soumis à la nature, prisonnière d'un mécanisme instinctif, donc pas de progrès technique. Le moment le plus fondamental: noélithique. Passage du moment de l'âge de la cueillette et de la chasse à la sédentarisation (culture et élevage) 
>> Désormais, la satisfaction des besoins de l'homme ne dépend plus de la nature et de ses aléas mais de son travail. Il travaille et développe des techniques pour éviter ceux-ci. 

CONCLUSION:

Le travail en tant qu'il est l'occasion de la mise en oeuvre de techniques, est l'activité par laquelle l'homme s'affranchit de la nature et en devient le maitre. Il peut être vu comme une activité émancipatrice qui, si elle est soumise au départ à une nécessité, permet de s'en affranchir par la découverte d'une liberté par rapport à cette fin. C'est la travail qui a arraché l'homme à l'animalité. 
La culture chez l'homme commence avec la culture de la terre, c'est l'inversion du rappport avec celle-ci.  
La technique est donc autant manuelle, qu'intellectuelle (préexistance dans l'imagination). Activité intellectuelle qui permet à l'homme de développer ses facultés, ainsi l'outil est comme un prolongement de la main, mais surtout la traduction matérielle de l'intelligence de l'homme: tout objet technique a été pensé et conçu avant d'être fabriqué. 
Engels va plus loin, en disant que l'homme ne fait pas que développer ses facultés, mais qu'il se faconne lui-même en tant qu'homme. C'est la technique qui a fait évoluer l'homme tel qu'il est aujourd'hui. 


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Message Posté le : Ven 13 Juin - 15:57 (2008)    Sujet du message : Condensés des cours de philo Répondre en citant

Je viens de remarquer un truc... c'est normal que l'Histoire soit postée en trois exemplaires?
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Message Posté le : Aujourd’hui à 10:00 (2018)    Sujet du message : Condensés des cours de philo

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